Le b.a. -ba de la sécurité sur nos rues

Depuis plus de six semaines, j’arpente les rues du district Claude-Ryan d’Outremont plusieurs heures par jour. J’y ai rencontré des centaines de citoyens qui me font part de problèmes qui les préoccupent dans leur milieu de vie.

Sans surprise, la question de la circulation revient sans cesse dans nos conversations. Est-ce vraiment étonnant quand on sait que sur l’île de Montréal, on compte désormais 1 automobile pour 2,1 adultes et que les études de Transport Québec nous annoncent que d’ici 2016, la métropole connaîtra une croissance de deux millions de déplacements par jour, soit une augmentation de 25 %.

Pas besoin d’être un expert en actuariat pour comprendre que cette augmentation rapide du nombre de voitures entraîne un accroissement des risques d’accident avec les piétons et les cyclistes. C’est sans parler du fait que plusieurs résidents se plaignent que malgré les vignettes qu’ils payent, ils peinent de plus en plus pour trouver une place pour se garer près de chez eux.

Les parents de jeunes enfants, tout comme l’ensemble des résidents dénoncent la vitesse et le nombre de véhicules qui filent et défilent sur nos rues résidentielles. En dépit de pétitions que plusieurs personnes du district ont déposées auprès des élus actuellement au pouvoir à Outremont, les citoyens concernés estiment que leurs récriminations n’ont pas été entendues des autorités. Ils considèrent que cette inaction a des répercussions négatives sur leur qualité de vie.dos d'âne.03c BR

Il y a quelques mois, un citoyen s’était donné la peine de se rendre à l’assemblée du conseil d’Outremont pour se plaindre de la vitesse excessive des automobilistes qui s’engouffraient sur l’avenue de L’Épée en provenance du Chemin de la Côte-Sainte-Catherine. Interpellé, son conseiller de district n’avait pu qu’admettre son impuissance devant cet état de fait. «La solution n’est pas évidente, avait-il dit.On ne peut pas inverser le sens unique à cet endroit à cause de l’entrée de garage de l’immeuble».

Je suis allé passer une heure au pied de la tour d’habitation L’Éminence pour y constater que la situation y était extrêmement dangereuse et tout à fait intolérable. Pourtant, la solution pour contrer la vitesse des voitures qui y passent en trombe semble sauter aux yeux.problème de vitesse - solution d'appaisement copy

Un bon dos d’âne dissuasif et permanent placé juste avant l’entrée du garage qui dessert les 160 appartements du complexe d’habitation forcera le ralentissement à 30 km/h, jour et nuit. Même plus besoin de poster de patrouilleurs pour faire respecter la limite de vitesse à cet endroit. En Jamaïque, on surnomme les dos d’âne « sleeping policemen ». Et ceux-là peuvent bien dormir sans que ça nous titille le compte de taxes!TRAVERSE PEINTE - problème - solution

Afin de sécuriser la sortie des piétons de l’immeuble, le marquage d’une traverse piétonne là où le trottoir est pratiquement inexistant (même pas 15 pouces de large!) ferait l’affaire. Précédée du dos d’âne, la traversée de la rue se ferait enfin en toute quiétude.

Pas de solution, disent donc les autorités actuelles? Quand on se donne la peine de réfléchir, des mesures correctrices adaptées aux différentes problématiques sont généralement à portée de main. Encore faut-il vouloir les appliquer !