L’asphaltage «de contournement»

Alors qu’il y a quatre jours,  nous apprenions qu’à Outremont, des contrats de réfection de certaines rues avaient été accordés sur la base de simple brouillons, il semble que les choses ne vont pas en s’améliorant au niveau de l’asphaltage dans l’arrondissement. 2014-08-07 asphaltage bâclé - TVA MIDI

Ce midi, Yves Poirier a attaché un nouveau grelot au cafouillage des autorités d’Outremont en matière d’asphaltage. Dans son reportage diffusé à TVA Nouvelles, il nous montre le manque flagrant de coordination entre les services de l’arrondissement d’Outremont et certains entrepreneurs privés.  2014-08-07 asphaltage coin Bernard et Bloomfield.01

Au moment où vous lisez cette chronique, voici le résultat des travaux d’asphaltage au coin des rues Bernard et Bloomfield. Les autorités de l’arrondissement n’ont même pas tenté de joindre les responsables du réseau Bixi pour leur demander de déplacer la station de vélos en libre-service pour permettre l’asphaltage adéquat de ce tronçon de la rue Bloomfield. Pourtant, chez Bixi, on dit que cela ne prend qu’une quinzaine de minutes.

En ces temps de compressions et de restrictions budgétaires, combien nous coûtera ce cafouillage? Le porte-parole de l’arrondissement dit ne pas être en mesure de fournir de chiffre. Je comprends les responsables de l’hôtel de ville de ne pas avoir trop le goût de nous dire ce qu’il faudra débourser pour réparer cette bourde.

Comme l’a écrit un commentateur d’un article de Radio-Canada sur le même sujet:
«Les cols bleus en ont peut-être parlé à leur contremaître. Le contremaître a répondu qu’il en parlerait à son supérieur. Le supérieur était en congé pour trois semaines. Le patron du supérieur n’avait pas de temps à perdre avec ce genre de détails. Le contremaître a dit à son équipe de faire le travail pour ne pas avoir de problèmes dans l’immédiat. Puis il est parti en vacances, lui aussi, pour trois semaines. Les porte-paroles de l’arrondissement ont porté leur parole… Et ils prendront eux aussi des vacances bien méritées. On fera, début septembre, appel à une firme de relations publiques pour gérer la crise. En octobre on aura tout oublié.»