La conseillère de tous les citoyens

Le 3 novembre 2013, Projet Montréal faisait élire Mindy Pollak dans le district  Claude-Ryan d’Outremont. Sur le site du parti de Richard Bergeron, on lit que l’élection de cette jeune Juive hassidique résidente du Plateau «lui donnera l’occasion de faire une différence et d’amener un vent de changement au sein de son quartier qu’elle aime tant ».

À l’époque, Mme Pollak avait annoncé la création imminente du blogue mindypollak.ca pour tenir ses électeurs informés. Cela fait plus de quatre mois que la conseillère a été élue à Outremont et les citoyens de son district n’ont toujours pas eu le moindre signe de vie de sa part.  Encore aujourd’hui, si vous tentez d’accéder à son blogue, Google  affiche Nothing found.

site web Mindy Pollak

Jusqu’à ce jour, Mindy Pollak a délibérément choisi de ne s’adresser aux citoyens d’Outremont que par le truchement de Bill 613, un blogue hassidique unilingue anglophone créé «to serve our collective Orthodox Jewish community as your one voice and reliable source». Mindy Pollack au cours de sa campagne électorale

Ne trouvez-vous pas étonnant que cette conseillère qui se targuait de représenter tous les citoyens de son district n’ait pas encore trouvé une façon de s’adresser à ses électeurs non hassidiques?

En ce qui concerne sa priorité de favoriser une cohabitation plus harmonieuse et une amélioration des relations intercommunautaires basée sur le dialogue, rappellons que Mindy Pollak est cofondatrice avec Leila Marshy de la page Facebook Friends of Hutchison Street, un groupe créé en catastrophe deux semaines à peine avant la tenue légitime du référendum du 19 juin 2011 sur l’agrandissement contesté d’une synagogue dans un zonage strictement résidentiel.Mindy et Leila

«We are everyone who seeks peace, harmony, dialogue, adventure» lit-on sur la page d’accueil de cette association  dirigée en sous-main par des leaders hassidiques. Pourtant, si vous divergez d’opinion avec les tenancières de cette page Facebook, vous êtes assurés d’être traités de raciste, d’antisémite, de xénophobe, de nazi, de menteur et de bien d’autres quolibets du même acabit.  De toute évidence, les deux associées qui travaillent main dans la main n’exercent aucune forme de modération de leur page Facebook. Leurs lecteurs (à 95% anglophones et en grande majorité de confession juive) pourront continuer de crier aux Outremontais qui divergent d’opinion avec eux «I hate Outremont nazis!». Vive le dialogue!