Lieux de culte sur les artères commerciales – Prise 2

Il y a plus de 16 mois, la mairesse Marie Cinq-Mars annonçait que l’arrondissement allait entreprendre une révision de son règlement encadrant la question des activités religieuses sur les artères commerciales.

Tout comme les commerçants, le conseil de l’arrondissement et plusieurs citoyens s’inquiétaient pour la vitalité des rues Laurier et Bernard. Pour tenter d’inverser la désaffection des commerces de proximité, différentes avenues sont alors envisagées, dont celle de limiter la multiplication des lieux de culte sur ces artères marchandes.

Des avis de motion avaient été déposés, des votes avaient été pris par le conseil d’arrondissement et une grande soirée de consultation publique a même été tenue sur le sujet le 1er décembre 2015. Des centaines de citoyens s’étaient déplacés exprès pour y exprimer leurs opinions. Une réunion épique qui restera à jamais gravée dans les annales de l’arrondissement.

Coup de théâtre, le 4 avril 2016, les résidents ont appris que le conseil d’arrondissement devait recommencer le processus de zéro.

Voici, en orange, l’emplacement proposé par le conseil d’arrondissement pour l’établissement d’une nouvelle zone de lieu de culte (zone C-6). Il se trouve à environ 70 pieds d’une synagogue qui, elle, fait le bonheur de ses adeptes.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les cartes préparées par la Direction de l’aménagement urbain et du patrimoine étaient erronées. Le service de l’aménagement urbain s’était fourvoyé sur les limites d’une nouvelle zone (C-6) destinée à permettre l’implantation d’un nouveau lieu de culte sur l’avenue Durocher, au nord de Van Horne.

Comme si cette bourde ne suffisait pas, la Direction de l’aménagement urbain avait aussi «oublié» d’ajouter deux zones contiguës situées dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Pour la validité d’un évwentuel référendum, ces zones étaient absolument cruciales.

Faut le faire! Cette défaillance est d’autant plus incompréhensible qu’en mars 2009, un jugement de la cour Supérieure du Québec avait fait grand bruit à Outremont qui était impliqué dans un processus référendaire concernant la rue Hutchison, à cheval sur deux arrondissements. C’est à se demander si le directeur du service qui a pris sa retraite l’a fait exprès.

Quoi qu’il en soit, en raison de cette incroyable série de bévues qui compromettaient le processus de changement de zonage, nous voilà donc forcés de faire une nouvelle prise qui ressemble à du mauvais cinéma.

Tous les citoyens d’Outremont (et de Montréal) sont une nouvelle fois conviés à une assemblée de consultation publique prévue le mardi 24 mai 2016 à 19 h, au Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont — 999, avenue McEachran.

CCI
Si le sort de votre arrondissement vous tient le moindrement à cœur, ce rendez-vous est incontournable. Non seulement vous aurez l’occasion inespérée de vous faire entendre, mais vous serez les témoins privilégiés de la façon dont les choses se trament dans votre cour. Chose certaine, vous ne risquez pas de vous ennuyer. Et puis, votre billet d’entrée est déjà payé… avec vos taxes!

D’ici le 24 mai, si vous souhaitez trouver réponse à certaines questions sur l’enjeu qui sera débattu lors de cette soirée, vous êtes chaudement invités à aller consulter un tout nouveau site Web dédié spécifiquement à cette problématique. Voici l’adresse: lieux-de-culte-outremont.com.

Lorsque vous l’aurez consulté, vous y trouverez une pétition qui vous permettra de donner votre appui au changement de zonage qui interdirait les lieux de cultes sur les artères commerciales de l’arrondissement d’Outremont.

Au plaisir de vous rencontrer en très grand nombre, mardi prochain.

La sauvegarde de nos commerces de proximité

Le 16 novembre 2015, les élues du conseil d’arrondissement d’Outremont (à l’exception de Mindy Pollak, la conseillère de Projet Montréal) ont voté majoritairement pour l’adoption d’un premier projet de règlement visant limiter l’implantation de nouveaux lieux de culte, toutes religions confondues, sur les rues commerciales Laurier et Bernard. La rue Van Horne a déjà fait l’objet d’un tel changement en 1999. Ce type de limitation est déjà en vigueur dans plusieurs autres arrondissements de Montréal, ainsi que dans la ville de Saint-Lambert.

Afin de répondre adéquatement aux besoins futurs, une nouvelle zone sera destinée à l’établissement de lieux de culte, au nord de l’avenue Van Horne.

av. Bernard

Sur le tronçon de 500 mètres de l’avenue Bernard où se trouve la quasi-totalité des commerces (entre l’avenue Outremont et la rue Hutchison), on dénombre une église baptiste et trois synagogues (quatre si on inclut la synagogue qui a pignon sur rue au coin de Hutchison et Bernard, à la limite est d’Outremont. Voir photo ci-dessous).

La quatrième synagogue à la frontière d'Outremont, au coin de l'avenue Bernard et Hutchison

Mardi (1er décembre), une soirée de consultation publique se tiendra à 19 h au centre communautaire (999, avenue McEachran). Tous les citoyens sont fortement invités à se rendre au centre communautaire afin soutenir les citoyens et commerçants qui réclament des élues l’adoption d’une telle modification du zonage. Vous aurez la chance de poser vos questions ou vous prononcer sur le projet de règlement. Pour pouvoir intervenir dans le cadre de cette soirée d’information,  vous devez vous inscrire sur place à 18 h 30.

Vous pouvez consulter le document de travail constitué par le service de l’aménagement urbain : Modifications réglementaires concernant les lieux de culte

Entre  temps, des citoyens de l’arrondissement ont lancé une pétition (tant en ligne que papier) afin d’appuyer les élues dans leur volonté de limiter une progression incontrôlée des lieux de culte sur les artères commerciales de l’arrondissement. À peine une semaine après son lancement, plus de 700 signatures ont déjà été recueillies.

lieux de culte sur 500 mètres, avenue Bernard

Vous pouvez signer la pétition mise en ligne par les citoyens pour soutenir les commerces, boutiques, restaurants, cafés et lieux culturels de nos rues commerciales en cliquant ICI. Nous vous invitons aussi à transmettre cette pétition à vos conjoints, amis et voisins. Vous pouvez aussi choisir que votre nom ne soit pas publié.

Après avoir signé électroniquement la pétition, vous recevrez un courriel vous demandant de reconfirmer votre choix en cliquant sur l’hyperlien qui apparaîtra (vérifiez dans vos pourriels si vous n’avez pas reçu ce message dans les minutes suivant votre signature).

Au plaisir de vous rencontrer et de vous entendre mardi soir.

Aux urnes, anciens élèves!

Le dimanche 2 novembre prochain, que vous soyez parent ou non, locataire ou propriétaire, vous serez appelé à élire une personne qui vous représentera au conseil des commissaires de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeois.

Je ne suis pas certain que nous ayons conscience que notre commission scolaire est l’une des plus importantes au Québec. Elle regroupe plus de 50 000 élèves répartis dans 87 établissements et quelque 8 500 employés, dont 5 000 enseignants! Ce n’est pas rien.

Hélas! Les électeurs ne se bousculent pas au portillon. Le taux de participation est passé de 15,4 % en 1998, pour plonger à 7,9 %, en 2007. Pourtant, contrairement aux élections provinciales ou fédérales, on ne peut pas dire que le milieu scolaire nous embête souvent. Ce type d’élection n’arrive qu’une fois tous les sept ans.

En attendant que le gouvernement provincial se décide à les tenir en même temps que les élections municipales (ou ne les abolisse!), sachez qu’à Outremont, vous aurez le choix entre trois candidats, soit Mme Jasmine Gercke, M. Luc Landreville et M. Fabian Rodríguez.

Vous ne les connaissez pas? Imaginez-vous que j’aurais moi-même été incapable de les nommer si on me l’avait demandé. Comment faire son choix, alors?

Hum! On peut toujours aller sur le site de la commission scolaire pour voir ce que l’on dit d’eux. Manque de chance, ce soir, lorsque j’ai essayé de m’y rendre, le site semblait en panne. J’ai tenté ma chance en pitonnant leurs noms respectifs sur Google. J’y ai trouvé de l’information sur Mme Gercke et M. Rodríguez, mais seul ce dernier faisait référence à l’élection de la semaine prochaine.

Je me suis donc rabattu sur l’article de Marie-Pier Gagné, dans L’Express d’Outremont pour voir ce que chacun propose.

Le candidat Landreville souhaite «préconiser l’adoption de politiques contribuant à élections scolaires Landrevillela mise en place d’un environnement scolaire propice au développement intellectuel des jeunes, ainsi qu’à leur intégration sociale et culturelle.» En effet, qui ne voudrait pas d’un environnement propice au développement intellectuel des jeunes?

La candidate Gercke affirme «être pour la santé, le élections scolaires Gerckebien-être et l’éducation à la saine nutrition à l’école». Je suis aussi d’accord pour combattre la maladie, le mal-être et la malbouffe.

Il reste le candidat Rodríguez.

élections scolaires RodriguezPlutôt que les grands principes, il nous raconte qu’il est père de quatre enfants, qu’il participe activement à la vie de quartier, qu’il a été bénévole dans une école primaire, à la bibliothèque et en informatique, qu’il participe souvent aux sorties éducatives en tant qu’accompagnateur et qu’il a été président de l’organisation participation-parents, en plus d’être membre du conseil d’établissement.

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, mon choix est fait.

En passant, le vote se tient au Centre d’éducation des adultes, 500, boulevard Dollard, à Outremont.

La conseillère qui ne veut pas voir

Si vous avez mis la main sur L’Express d’Outremont du 28 août dernier, vous ne pouviez pas manquer cet autobus scolaire illustré en Une et affublé du titre À pleine vitesse dans les rues.   2014-08-28 Autobus scolaires - À pleine vitesse dans les rues

Non seulement certains d’entre eux roulent trop vite et font des stops à l’américaine, mais ils sont souvent très bruyants et surtout, ils défilent à la queue leu leu sur nos rues résidentielles en s’arrêtant de porte en porte pour cueillir les écoliers.

Interviewés, des citoyens disent avoir compté une cinquantaine d’autobus scolaires passant quotidiennement devant chez eux. Ils exagèrent, vous pensez? Hélas non.

À la séance du conseil d’arrondissement d’Outremont, j’ai remis à la mairesse Cinq-Mars un document relatant différents problèmes relatifs à la circulation de ces autobus.

Grâce à une caméra vidéo, nous avons pu documenter le phénomène. Ces bandes que nous avons conservées révèlent qu’une moyenne de 55 autobus scolaires défilent sur nos rues résidentielles (sauf le samedi, jour du sabbat). Et pour dissiper les doutes, nous ne nous sommes pas limités à capter ces allées et venues pendant un ou deux jours qui auraient pu connaître un achalandage exceptionnel. Les enregistrements ont été réalisés sur une période de deux mois, à raison de 24 heures par jour, sept jours par semaine.

Outre le nombre impressionnant d’autobus, on réalise que ces véhicules jaunes commencent leur chemin de croix depuis aussi tôt que 6h34 le matin pour rentrer au bercail parfois passé 23h35.

À 21h37, des étudiants — dont certains portent la barbe! — descendent d'un autobus scolaire au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur.

À 21h37, des étudiants — dont certains portent la barbe! — descendent d’un autobus scolaire au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur.

C’est sans parler, bien sûr, des problèmes du stationnement illégal et des manœuvres dangereuses, voire abracadabrantes.

2010Alors qu'un premier autobus est illégalement stationné devant la synagogue de Michael Rosenberg (zone vignette 27), un deuxième contenant des enfants est immobilisé en double... en sens inverse du trafic!-04-28 autobus stationnées à contresens

Alors qu’un premier autobus est illégalement stationné devant la synagogue de Michael Rosenberg (zone vignette 27), un deuxième contenant des enfants est immobilisé en double… en sens inverse du trafic!

Dans tout cela, ce qui est le plus hallucinant, c’est d’apprendre dans l’article de l’Express d’Outremont que Mindy Pollak, la conseillère du district, préfère esquiver la question parce que «la majorité des autobus scolaires en question desservent les écoles et garderies hassidiques». Est-ce à dire que lorsque le problème émane de sa communauté, elle ferme les yeux et refuse de bouger?

Cerise sur le Sunday, son attaché politique, Philippe Tomlinson, déclare le plus sérieusement du monde que Projet Montréal, le parti de Mindy, «ne constatait pas de problèmes en matière de transport scolaire». C’est vrai qu’il n’habite pas Outremont et que ce que l’on ne voit pas (ou qu’on ne veut pas voir!) ne fait pas mal.

2013-05-09 Manoeuvre spectaculaire

9 mai 2013: Un autobus qui n’a pas à se trouver stationné sur la rue Hutchison exécute un ballet acrobatique inusité pour permettre au balai mécanique de faire son travail. L’autobus se déplace au milieu de la chaussée, puis recule pour se stationner de nouveau. Bravo, champion!

Quant à Madame Cinq-Mars, les citoyens ont hâte de voir les solutions qu’elle apportera pour diminuer le trafic incessant de ces autobus. Nous pouvons d’ores et déjà lui suggérer que les enfants et écoliers se déplacent au coin des rues collectrices (ex.: Fairmount, Saint-Viateur, Bernard, etc.) pour être recueillis par les autobus qui n’auraient plus à défiler sur les rues résidentielles.

Que voilà un beau projet pour occuper Mindy Pollak qui est justement chargée du comité du transport actif . À défaut de faire marcher les enfants jusqu’à l’école comme le promeut le programme Trottibus, elle pourrait au moins faire en sorte qu’ils se rendent jusqu’au coin des rues, non? Ça ne devrait faire mourir personne et, croyez-nous, c’est bien plus sécuritaire que ce que nous voyons régulièrement.

Le don du ventre

Ce matin, c’est le retour en classe pour 72 000 enfants dans 200 écoles de la Commission scolaire de Montréal.

Quand on vit dans l’arrondissement Outremont, on ne s’en rend peut-être pas toujours compte, mais à Montréal, quatre familles sur dix vivent sous le seuil de la pauvreté et les coûts reliés à la rentrée scolaire oscillent entre 700 et 900 $. Une somme prohibitive pour de nombreux parents.

Outre les fournitures habituelles, il y a les vêtements, les sacs à dos, les billets d’autobus et… la fameuse boîte à lunch. Encore faut-il que les pères et mères de ces enfants puissent la remplir!

Des milliers de petits Montréalais s’assoient sur les bancs d’école, le ventre vide. C’est une réalité qui m’est douloureuse. Aussi, je veux remercier tous les donateurs à ma campagne électorale de l’automne 2013. En ayant soutenu financièrement ma candidature au poste de conseiller du district Claude-Ryan d’Outremont, vous avez contribué, ce matin, à nourrir des écoliers qui, autrement, auraient pris le chemin de l’école l’estomac dans les talons. Comment est-ce possible?

2014-07-10 DON AU CLUB DES PETITS DÉJEUNERS DU QUÉBEC

Le chèque que l’agent officiel de ma campagne a remis à une cause qui me tient fort à cœur.

Je ne suis peut-être qu’arrivé deuxième lors de cette élection municipale, mais c’est avec un immense plaisir que j’ai récemment remis le surplus de vos dons électoraux au Club des petits déjeuners, soit une somme de près de 1 000 $!

Le Club des petits déjeuners offre du soutien financier, de l’équipement de cuisine, des dons de nourriture, de la formation et des outils de gestion qui permettent aux enfants du Québec de se sentir bien dans leur peau, de mieux se consacrer à leurs études, de s’épanouir et de réussir leur vie personnelle, professionnelle et sociale. club des petits déjeuners

J’invite tous les citoyens à penser aux enfants qui vivent la précarité et à faire un don pour leur venir en aide en cliquant ICI.

Faites-le avec vos tripes!

Avant de crier au loup

Au moment où l’on fête les dix ans de la fusion de 19 arrondissements, la grande réforme du financement annoncée le 8 juillet dernier par le maire de Montréal s’est avérée un véritable pavé dans la mare pour de nombreux maires.

Ce que Denis Coderre prévoit être «une des réalisations les plus structurantes de l’histoire de la nouvelle Ville» ébranle plusieurs arrondissements. Et pour cause. Neuf d’entre eux verront leur budget grugé de plusieurs millions de dollars sur une période de 10 ans. Outremont sera le plus durement touché avec une ponction de 4 M$, soit une perte de 19,3% de son budget de fonctionnement.

Dans le cadre de cette réforme, plusieurs responsabilités qui incombaient aux arrondissements seront rapatriées à la ville-centre. Ainsi, la collecte des déchets, le développement économique, la tarification de certains permis ne relèveront plus des arrondissements. Quant au nombre d’artères gérées directement par l’administration municipale, il passera de 24 % à 52 % du réseau routier. L’argent généré par les parcs de stationnement et les parcomètres échappera aux arrondissements pour être détourné dans les coffres de la ville-centre. Cela pourrait aussi être le chant du cygne de la Sécurité publique sur le territoire d’Outremont.

Frustrés par ce qui a été annoncé, la mairesse d’Outremont et le maire d’Anjou envisagent même de mener une cabale pour que leurs arrondissements puissent faire marche arrière et se défusionner. Pour l’instant, aux yeux de Pierre Moreau, ministre des Affaires municipales, cela n’est que de «la prose», car rien dans la loi ne prévoit la possibilité des défusions.Les torts de Cinq-Mars

Dans une entrevue accordée à L’Express d’Outremont, la mairesse Cinq-Mars indique que pour l’instant, sa préoccupation première est de garder les citoyens de son arrondissement bien au fait des développements du dossier.

Pourtant, tant sur le site du parti de la mairesse que sur le site de l’arrondissement d’Outremont, les citoyens n’ont rien à se mettre sous la dent pour se faire une idée de la problématique du dossier qui a tant fait la manchette au début de juillet. Remarquez que sur le site de Projet Montréal, le parti de Richard Bergeron, ce n’est guère mieux.

En attendant que tous ces gens reviennent de leurs chalets et avant de crier au loup, je vous invite à consulter le document officiel sur la Réforme du financement des arrondissements de Montréal. Nous aurons l’occasion d’en reparler très bientôt.Je remercie Céline Forget, la conseillère indépendante du district Joseph-Beaubien, pour sa vigilance de tous les instants.

La cohabitation

Marie Cinq-Mars a souvent répété que la cohabitation n’était pas évidente à Outremont. Nous n’aurions jamais cru que c’était difficile à ce point. Moins de 27 semaines après l’élection, la chef de l’Équipe Conservons Outremont n’aura même pas su conserver les deux conseillères qui se sont fait élire sous sa bannière.

équipe Conservons Outremont

La partisanerie de la mairesse Cinq-Mars aura eu raison de l’équipe Conservons Outremont.

Non contente d’avoir fait l’unanimité contre elle, la mairesse vient d’en rajouter en faisant littéralement le vide autour d’elle. La première dame a décidé d’évincer ses «anciennes» colistières des bureaux qu’elles occupaient près du sien. Les nouvelles conseillères indépendantes Lucie Cardyn et Jacqueline Gremaud se retrouvent donc dans des bureaux improvisés et sens dessus dessous.

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La conseillère indépendante Jacqueline Gremaud montrant ses nouvelles conditions de travail à l’hôtel de ville au journaliste Yves Poirier

Dans le reportage de TVA diffusé hier, Marie Cinq-Mars dit le fond de sa pensée. «Un maire au pouvoir ne partage pas ses espaces avec l’opposition». Un maire au pouvoir? Quel pouvoir? Quand on est seule de sa gang entourée de quatre élues de «l’opposition», j’aimerais bien qu’on lui rappelle qui commande. La mairesse aurait-elle oublié que c’est le conseil et non le maire qui gouverne? En faisant cavalier seul à l’hôtel de ville, j’ai bien peur que Marie Cinq-Mars va trouver le temps long… même dans son nouvel espace de 1500 pieds carrés!

Comment voter à la fois en votre âme et… intérêt

À ce jour, les médias ne semblent franchement pas emballés par les candidats en lice pour le poste de maire de Montréal. L’un après l’autre, les aspirants se font écorcher tantôt pour un manque de vision, tantôt pour un caractère rustre, des bévues communicationnelles, un manque de notoriété, une trop grande verdeur ou des accointances de plus ou moins bon aloi.

Qu’à cela ne tienne, le 3 novembre prochain, c’est à vous qu’il reviendra de choisir le nouveau maire ou la nouvelle mairesse de la métropole. Un maire qui, nous le souhaitons tous, nous épargnera l’outrage d’être à son tour l’objet d’une descente de l’UPAC aux aurores.

Advienne que pourra, lorsque vous serez seul dans l’isoloir, vous devrez bien opter pour l’un ou l’autre des candidats à la mairie de Montréal. Au niveau de l’arrondissement, si vous voulez vous assurer qu’un Coderre, Bergeron, Harel, Côté ou Joly jouisse de votre soutien, il vous suffira de vous rabattre sur le prétendant à la mairie de votre arrondissement qui fait équipe avec l’aspirant maire de Montréal de votre choix. Ainsi, si vous êtes un électeur d’Outremont et que vous décidez, par exemple, de soutenir Louise Harel à la mairie de Montréal, vous pourriez simplement voter pour le candidat de l’équipe Harel qui brigue la mairie d’Outremont.

Me croirez-vous si je vous dis que je serai parfaitement à l’aise avec le choix que vous ferez pour les postes de maire de Montréal et d’Outremont? Je le serai d’autant plus qu’une fois que vous aurez exprimé votre allégeance au niveau des mairies, vous pourrez désigner votre conseiller de district en toute liberté, sans aucune contrainte politique.

Rien à voir avec la nage synchronisée

Certains ne le savent pas, mais le choix d’un conseiller de district n’a pas à se faire au diapason de votre allégeance politique. Il ne s’agit pas ici d’un concours de nage synchronisée, mais bien d’une élection à triples volets.bulletin de vote

Votre conseiller de district est l’élu qui se préoccupe directement de votre environnement immédiat, pour ne pas dire de votre arrière-cour. Vous n’élirez jamais personne qui soit plus près de votre quotidien.

Pour être efficace et jouer pleinement son rôle, il n’a aucunement besoin d’être sur la même longueur d’onde politique que le maire de votre arrondissement ou de votre ville. Je dirais même que les scandales de collusion et de corruption que nous traversons nous ont appris que les conseils municipaux qui sont dépourvus d’une opposition suffisamment forte sont néfastes et propices au clientélisme et aux combines douteuses qui nous coûtent très cher, merci !

Quand les candidats auront dévoilé leurs programmes, je vous inviterai à voter pour le maire qui répondra davantage à vos idéaux et à vos attentes. En revanche, lorsqu’il sera temps de noircir votre bulletin de vote pour élire votre conseiller de district, je vous suggère de vous poser les questions suivantes :

1) L’ai-je vu arpenter les rues, places et ruelles de mon quartier au cours des quatre dernières années?

2) Ai-je entendu parler de lui ?

3) A-t-il fait autre chose que de paraître aux évènements publics ?

4) A-t-il répondu à vos attentes et tenté de résoudre vos problèmes?

Si vous répondez positivement à ces questions, je n’ai qu’une recommandation à vous faire.  Tracez votre « x » dans le cercle au côté du nom de cet homme ou cette femme. Cette personne aura vraiment mérité votre confiance.

Le vox-pop de votre satisfaction

Lors des dernières élections provinciales, mon fils m’avait poussé à faire l’expérience de la Boussole électoraleMC. En répondant à une série de questions sur ma propre vision des enjeux les plus importants, la Boussole était en mesure de comparer ma vision aux plateformes de chacun des partis. J’avoue franchement avoir été assez surpris du résultat. Au point d’avoir voté pour un autre candidat que celui que j’envisageais d’appuyer.

Au moment où vous lisez ces lignes, la moitié des candidats à la mairie de Montréal n’ont pas encore vraiment articulé leur programme électoral. Nous ne sommes mêmes pas certains si les Bergeron, Coderre, Côté, Harel et Joly seront tous (ou les seuls) sur le fil du départ de la campagne électorale.

Dans ce contexte, vous comprendrez qu’il est encore trop tôt pour comparer les propositions des candidats et déterminer qui remporte votre vote. En revanche, c’est en plein le temps d’évaluer votre arrondissement en fonction de votre satisfaction sur les services rendus, sur vos élus actuels et sur la façon dont s’applique la démocratie municipale.boussole municipale

Saviez-vous que seulement six Québécois sur 10 estiment en avoir pour leur argent dans leur rapport avec leur administration municipale? Et que seulement 57 % des électeurs se disent satisfaits de leur conseil municipal.

Pour connaître votre niveau de satisfaction personnelle et si vous êtes curieux de savoir si les citoyens de votre arrondissement partagent votre point de vue, je vous encourage à répondre au sondage de la Boussole municipale. Ça ne prendra que cinq minutes de votre temps et vous verrez… Ça soulage!

Les chemins de compostage

À l’heure actuelle, Outremont peut se targuer d’un taux de recyclage de 64 %, ce qui n’est pas si mal. La collecte de papier (journaux, circulaires, cartons d’emballage, etc.), de verre et de plastique (contenants de boissons gazeuses, contenants alimentaires et de produits d’entretien, sacs de plastique, etc.), est pratiquement devenue un automatisme pour les citoyens. Même nos arbres de Noël sont récupérés. C’est sans parler de nos électroménagers et vieux meubles qui font l’objet d’une cueillette printanière (cette année, du 6 au 10 mai).

Cela nous demande un peu plus d’énergie lorsqu’il est temps de se départir de nos matériaux de construction et de nos ordinateurs, imprimantes et autres. Pour tous ces produits, il nous faut nous rendre au dépotoir du 1451, avenue Ducharme.

Mais qu’en est-il de tous nos résidus de tables qui constituent la partie la plus importante des déchets que nous produisons? Avez-vous remarqué autour de chez vous ces fameux bacs bruns destinés à recueillir les déchets qui sont transformés en compost? Autour de chez moi, je n’ai encore jamais vu la couleur de ces goinfres capables d’ingurgiter nos restes de fruits et légumes, de pains, pâtes, viandes, volailles, poissons, produits laitiers solides (beurre, fromages et yogourt) et jusqu’aux desserts et sucreries.

Pourtant, à compter de 2020, les villes du Québec ne pourront plus enfouir de déchets organiques. Contrairement à des pays comme la Suède qui doit aujourd’hui importer des vidanges pour pouvoir suffire à la demande. Il faut savoir que ces déchets sont, en fait, des matières premières puisque grâce à la bio méthanisation, ils servent à créer du gaz tantôt pour alimenter les autobus, tantôt pour le chauffage.

Secteurs de collecte des résidus alimentaires

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Si Victoriaville et Saint-Hyacinthe ont étendu cette pratique à l’ensemble de leur population, la ville de Montréal se prépare encore à une collecte sur l’ensemble du territoire prévue en 2016 ou 2017.

Sauf erreur, à Outremont, une seule zone ciblée est desservie par une collecte des résidus alimentaires pour des résidences et des édifices de 8 logements et moins. Pourtant, dans des arrondissements tout près du nôtre, des milliers de résidents envoient déjà leurs déchets de table au compost depuis plus de trois ans. Ainsi, cette année, à Rosemont – La Petite-Patrie, pas moins de 37 000 portes auront leurs bacs bruns.

Le plus difficile sera probablement d’opérer le changement des habitudes et des préjugés des citoyens. La sensibilisation et la communication seront essentielles pour réussir le virage du compostage. Surtout qu’en matière de gestion des déchets, les préjugés sont coriaces.

La problématique des odeurs en période de canicule nous vient vite à l’esprit, mais si on vous convainquait qu’il y a des techniques pour les éliminer? C’est sans compter qu’une fois qu’on sera parvenus à soustraire les déchets organiques des vidanges, on pourra diminuer la collecte des ordures et augmenter celle des déchets organiques. Ce sera le coup de grâce aux derniers relents. Une chose est sûre, c’est que si nous n’y voyons pas dès maintenant, l’échéancier 2020 sera difficile à atteindre.