Lieux de culte sur les artères commerciales – Prise 2

Il y a plus de 16 mois, la mairesse Marie Cinq-Mars annonçait que l’arrondissement allait entreprendre une révision de son règlement encadrant la question des activités religieuses sur les artères commerciales.

Tout comme les commerçants, le conseil de l’arrondissement et plusieurs citoyens s’inquiétaient pour la vitalité des rues Laurier et Bernard. Pour tenter d’inverser la désaffection des commerces de proximité, différentes avenues sont alors envisagées, dont celle de limiter la multiplication des lieux de culte sur ces artères marchandes.

Des avis de motion avaient été déposés, des votes avaient été pris par le conseil d’arrondissement et une grande soirée de consultation publique a même été tenue sur le sujet le 1er décembre 2015. Des centaines de citoyens s’étaient déplacés exprès pour y exprimer leurs opinions. Une réunion épique qui restera à jamais gravée dans les annales de l’arrondissement.

Coup de théâtre, le 4 avril 2016, les résidents ont appris que le conseil d’arrondissement devait recommencer le processus de zéro.

Voici, en orange, l’emplacement proposé par le conseil d’arrondissement pour l’établissement d’une nouvelle zone de lieu de culte (zone C-6). Il se trouve à environ 70 pieds d’une synagogue qui, elle, fait le bonheur de ses adeptes.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les cartes préparées par la Direction de l’aménagement urbain et du patrimoine étaient erronées. Le service de l’aménagement urbain s’était fourvoyé sur les limites d’une nouvelle zone (C-6) destinée à permettre l’implantation d’un nouveau lieu de culte sur l’avenue Durocher, au nord de Van Horne.

Comme si cette bourde ne suffisait pas, la Direction de l’aménagement urbain avait aussi «oublié» d’ajouter deux zones contiguës situées dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Pour la validité d’un évwentuel référendum, ces zones étaient absolument cruciales.

Faut le faire! Cette défaillance est d’autant plus incompréhensible qu’en mars 2009, un jugement de la cour Supérieure du Québec avait fait grand bruit à Outremont qui était impliqué dans un processus référendaire concernant la rue Hutchison, à cheval sur deux arrondissements. C’est à se demander si le directeur du service qui a pris sa retraite l’a fait exprès.

Quoi qu’il en soit, en raison de cette incroyable série de bévues qui compromettaient le processus de changement de zonage, nous voilà donc forcés de faire une nouvelle prise qui ressemble à du mauvais cinéma.

Tous les citoyens d’Outremont (et de Montréal) sont une nouvelle fois conviés à une assemblée de consultation publique prévue le mardi 24 mai 2016 à 19 h, au Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont — 999, avenue McEachran.

CCI
Si le sort de votre arrondissement vous tient le moindrement à cœur, ce rendez-vous est incontournable. Non seulement vous aurez l’occasion inespérée de vous faire entendre, mais vous serez les témoins privilégiés de la façon dont les choses se trament dans votre cour. Chose certaine, vous ne risquez pas de vous ennuyer. Et puis, votre billet d’entrée est déjà payé… avec vos taxes!

D’ici le 24 mai, si vous souhaitez trouver réponse à certaines questions sur l’enjeu qui sera débattu lors de cette soirée, vous êtes chaudement invités à aller consulter un tout nouveau site Web dédié spécifiquement à cette problématique. Voici l’adresse: lieux-de-culte-outremont.com.

Lorsque vous l’aurez consulté, vous y trouverez une pétition qui vous permettra de donner votre appui au changement de zonage qui interdirait les lieux de cultes sur les artères commerciales de l’arrondissement d’Outremont.

Au plaisir de vous rencontrer en très grand nombre, mardi prochain.

L’asphaltage «de contournement»

Alors qu’il y a quatre jours,  nous apprenions qu’à Outremont, des contrats de réfection de certaines rues avaient été accordés sur la base de simple brouillons, il semble que les choses ne vont pas en s’améliorant au niveau de l’asphaltage dans l’arrondissement. 2014-08-07 asphaltage bâclé - TVA MIDI

Ce midi, Yves Poirier a attaché un nouveau grelot au cafouillage des autorités d’Outremont en matière d’asphaltage. Dans son reportage diffusé à TVA Nouvelles, il nous montre le manque flagrant de coordination entre les services de l’arrondissement d’Outremont et certains entrepreneurs privés.  2014-08-07 asphaltage coin Bernard et Bloomfield.01

Au moment où vous lisez cette chronique, voici le résultat des travaux d’asphaltage au coin des rues Bernard et Bloomfield. Les autorités de l’arrondissement n’ont même pas tenté de joindre les responsables du réseau Bixi pour leur demander de déplacer la station de vélos en libre-service pour permettre l’asphaltage adéquat de ce tronçon de la rue Bloomfield. Pourtant, chez Bixi, on dit que cela ne prend qu’une quinzaine de minutes.

En ces temps de compressions et de restrictions budgétaires, combien nous coûtera ce cafouillage? Le porte-parole de l’arrondissement dit ne pas être en mesure de fournir de chiffre. Je comprends les responsables de l’hôtel de ville de ne pas avoir trop le goût de nous dire ce qu’il faudra débourser pour réparer cette bourde.

Comme l’a écrit un commentateur d’un article de Radio-Canada sur le même sujet:
«Les cols bleus en ont peut-être parlé à leur contremaître. Le contremaître a répondu qu’il en parlerait à son supérieur. Le supérieur était en congé pour trois semaines. Le patron du supérieur n’avait pas de temps à perdre avec ce genre de détails. Le contremaître a dit à son équipe de faire le travail pour ne pas avoir de problèmes dans l’immédiat. Puis il est parti en vacances, lui aussi, pour trois semaines. Les porte-paroles de l’arrondissement ont porté leur parole… Et ils prendront eux aussi des vacances bien méritées. On fera, début septembre, appel à une firme de relations publiques pour gérer la crise. En octobre on aura tout oublié.»

Montréal au temps des vaches grasses

À la mi-septembre 2013, alors que la campagne électorale battait son plein, le conseil municipal de Montréal a adopté le programme triennal d’immobilisations (PTI). Ce fameux plan prévoit des dépenses de 3,78 milliards que l’administration compte réaliser entre 2014 et 2016 «pour bâtir une ville à la mesure des attentes des citoyens, dans un contexte de ressources limitées et en fonction d’un objectif de stabilisation de l’endettement.»

Bien qu’au moment de son adoption, une majorité du conseil municipal de Montréal promettait de tabletter le PTI après les élections du 3 novembre 2013, on aura compris que les milliards ont déjà bel et bien commencé à être dépensés pour la réfection des infrastructures routières et de l’eau, sans oublier les festivités du 375e anniversaire de Montréal.

À Outremont, j’en ai eu la preuve le 16 juillet. Sur l’avenue de L’Épée, entre Fairmount et Elmwood, des travailleurs se préparaient à scier des tronçons de trottoir des deux côtés de la rue. 2014-07-16 trottoirs de L'Épée

Ces trottoirs montraient bien quelques fissures ici et là (voir ci-haut), mais il me semblait que leur état ne présentait aucun risque pour les piétons, les joggeurs, les poussettes ou même les marchettes. Ma surprise a été d’autant plus grande que sur le site de la Ville de Montréal, on nous rappelait clairement que l’administration municipale se trouvait «dans un contexte de ressources limitées»! Qu’est-ce que ça serait si elle nageait dans l’argent? De quoi laisser songeurs les contribuables que nous sommes.

Des travaux de même nature sont également entrepris sur les rues Outremont (entre Bernard à St-Viateur), Antonine-Maillet (entre Van Horne et Lajoie) et McNider (de St-joseph à Côte-Ste-Catherine). Des amis m’ont demandé si je savais quels étaient les résidents assez puissants sur ces rues-là pour que la Ville accepte d’y engloutir autant d’argent sur les trottoirs et la chaussée.

Mais il y a plus surprenant encore. Le 4 août, le journaliste Yves Poirier nous apprenait au TVA Nouvelles que les contrats avaient été accordés à des entrepreneurs alors que la liste des travaux à effectuer n’existe encore qu’à l’état de brouillon. Je vous recommande vivement de lire la chronique de la conseillère indépendante de Céline Forget qui s’insurge de se voir refuser l’accès à des documents publics reliés à un contrat qu’on lui demande d’approuver.2014-08-06 Saint-Viateur et Outremont

Pour ne rassurer personne, les étiquettes appliquées sur les cônes orange qui se trouvent au coin des rues Saint-Viateur et Outremont indiquent qu’ils sont la propriété du Groupe Hexagone!  Ça ne vous dit rien? Hexagone… Accurso… Unité permanente anticorruption (UPAC)? La Presse en a parlé pas plus tard que le 22 juillet dernier.

Avant de crier au loup

Au moment où l’on fête les dix ans de la fusion de 19 arrondissements, la grande réforme du financement annoncée le 8 juillet dernier par le maire de Montréal s’est avérée un véritable pavé dans la mare pour de nombreux maires.

Ce que Denis Coderre prévoit être «une des réalisations les plus structurantes de l’histoire de la nouvelle Ville» ébranle plusieurs arrondissements. Et pour cause. Neuf d’entre eux verront leur budget grugé de plusieurs millions de dollars sur une période de 10 ans. Outremont sera le plus durement touché avec une ponction de 4 M$, soit une perte de 19,3% de son budget de fonctionnement.

Dans le cadre de cette réforme, plusieurs responsabilités qui incombaient aux arrondissements seront rapatriées à la ville-centre. Ainsi, la collecte des déchets, le développement économique, la tarification de certains permis ne relèveront plus des arrondissements. Quant au nombre d’artères gérées directement par l’administration municipale, il passera de 24 % à 52 % du réseau routier. L’argent généré par les parcs de stationnement et les parcomètres échappera aux arrondissements pour être détourné dans les coffres de la ville-centre. Cela pourrait aussi être le chant du cygne de la Sécurité publique sur le territoire d’Outremont.

Frustrés par ce qui a été annoncé, la mairesse d’Outremont et le maire d’Anjou envisagent même de mener une cabale pour que leurs arrondissements puissent faire marche arrière et se défusionner. Pour l’instant, aux yeux de Pierre Moreau, ministre des Affaires municipales, cela n’est que de «la prose», car rien dans la loi ne prévoit la possibilité des défusions.Les torts de Cinq-Mars

Dans une entrevue accordée à L’Express d’Outremont, la mairesse Cinq-Mars indique que pour l’instant, sa préoccupation première est de garder les citoyens de son arrondissement bien au fait des développements du dossier.

Pourtant, tant sur le site du parti de la mairesse que sur le site de l’arrondissement d’Outremont, les citoyens n’ont rien à se mettre sous la dent pour se faire une idée de la problématique du dossier qui a tant fait la manchette au début de juillet. Remarquez que sur le site de Projet Montréal, le parti de Richard Bergeron, ce n’est guère mieux.

En attendant que tous ces gens reviennent de leurs chalets et avant de crier au loup, je vous invite à consulter le document officiel sur la Réforme du financement des arrondissements de Montréal. Nous aurons l’occasion d’en reparler très bientôt.Je remercie Céline Forget, la conseillère indépendante du district Joseph-Beaubien, pour sa vigilance de tous les instants.

Du bon usage des fonds publics

Comme si nous avions besoin de ça! Mardi, nous avons appris que des soupçons de collusion planaient sur Outremont. Selon le vérificateur général de la Ville de Montréal, au cours des neuf dernières années, notre arrondissement a octroyé tous les contrats de déneigement et de collecte des ordures à une seule et même entreprise. (Voir son rapport, p. 536 et ss). Les suspicions sont telles que Jacques Bergeron a transmis ses informations à l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Pour faire changement, ça ne sent pas bon.Document6 copy

Depuis que la commission Charbonneau a été mise en place, les politiciens n’ont de cesse de parler de transparence et d’imputabilité. Comment se fait-il que la mairesse Cinq-Mars et ses fonctionnaires responsables n’aient pas encore acquis le réflexe de faire jouer la concurrence dans ces gros et juteux contrats?

Remarquez qu’il ne suffit pas de se préoccuper des gros contrats. Chaque geste impliquant un déboursé pour l’arrondissement devrait être avalisé par les autorités municipales et l’information transmise de façon transparente aux élus du conseil.

Lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement, les citoyens ont été à même de vivre un exemple de confusion et de mauvaise communication de la part de l’arrondissement qui a frustré tout le monde.

Au cours des deux derniers mois, des résidents de l’avenue de L’Épée se sont regroupés afin de créer le comité Fleurir de L’Épée. Le prétexte pour rapprocher les résidents a été de confectionner des jardinières qui seraient distribuées aux voisins qui habitent sur le tronçon de rue entre Van Horne et Lajoie.Scan0008

Selon ses organisateurs, l’heureuse initiative a été un franc succès. Ils ont toutefois déploré la démarche d’une conseillère municipale qui, après l’évènement, a demandé aux cols bleus qui avait donné l’autorisation d’utiliser un tracteur et deux camionnettes de type pick-up appartenant à l’arrondissement.

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L’utilisation de la machinerie et la main-d’œuvre municipale aurait d’abord dû être approuvée par le conseil.

Certaines personnes ont perçu le questionnement de la conseillère municipale comme un geste destiné à remettre en cause l’évènement. Le problème, dans ce cas précis, tient au fait que le projet n’avait pas d’abord été présenté aux élues comme cela se fait toujours. Dans les circonstances, pouvait-on reprocher à une élue de s’assurer que la machinerie et la main-d’œuvre municipale aient été utilisées à bon escient, selon les règles établies et en toute transparence? Il semble que non.

Le plus surprenant dans cette affaire, c’est encore d’entendre la mairesse dire ne pas être certaine s’il aurait fallu que la demande du comité Fleurir De L’Épée soit déposée au Conseil. Les exemples semblables sont pourtant légion. Rappelez-moi une chose. Cela fait combien d’années que la mairesse Cinq-Mars siège au conseil, déjà? Douze ans! Hum! C’est peut-être elle qui aurait besoin de suivre la formation qu’elle souhaitait faire prendre aux trois nouvelles conseillères de l’arrondissement.

Le savoir éclairé

Le 15 septembre 2013, je vous ai fait part du projet de réfection complète des infrastructures de l’avenue Laurier prévu pour 2014-2015. À ce moment-là, je me demandais si nous pouvions espérer un reverdissement adéquat de cette artère commerciale de prestige. Je n’avais pas cru nécessaire de parler de la prudence élémentaire dont il faut faire preuve dans l’octroi des contrats à venir.Ma vision pour l'avenir de l'avenue Laurier Avec tout ce que l’on entend depuis des mois à la commission Charbonneau, nous aurions pu espérer que la mairesse d’Outremont ait acquis le réflexe de redoubler de prudence avant d’accorder quelque contrat que ce soit.

Or, le 5 mars dernier, Marie Cinq-Mars a carrément pété un plomb en pleine assemblée du conseil (voir la courte vidéo). Pourquoi diable a-t-elle disjoncté? Simplement parce qu’une conseillère ne souhaitait pas que le conseil octroie à la légère un contrat pour l’élaboration d’un concept de réaménagement de l’avenue Laurier.

La crise de colère de Marie-Cinq-Mars en quatre temps Avant de donner son aval à ce contrat de 131 588,32 $, la conseillère indépendante Céline Forget réclamait de pouvoir prendre connaissance de la soumission et des résultats globaux et ventilés de la grille d’évaluation des soumissions. Était-ce un crime de lèse-majesté? La mairesse n’a-t-elle pas tiré de leçons des méthodes frauduleuses qu’utilisaient ses anciens collègues d’Union Montréal? C’est à désespérer.

Pour connaître le fin fond de cette histoire, cliquez ICI

La vraie transparence

Ces dernières années, à part les filous qui nous ont collectivement escroqués, nous avons tous été (et sommes encore) choqués d’apprendre combien le monde municipal avait été gangrené. La collusion, la corruption et l’espèce d’omertà qui ont résulté de la cupidité de certains a engendré dégoût et cynisme auprès de nombreux citoyens.

Nous n’avions franchement pas besoin de ça. Déjà qu’aux élections municipales de 2009, à peine 39% des Montréalais s’étaient rendus aux urnes. C’est ce qu’on appelle une catastrophe pour la démocratie. L’adage Chat échaudé craint l’eau froide refroidira-t-il l’électorat?

Souhaitons seulement que le coup de balai qui est donné par l’Unité permanente anticorruption et les travaux de la commission Charbonneau nous incitera, au contraire, à reprendre notre destin en main et à ne pas laisser à une minorité d’électeurs le soin de choisir pour nous ce qui devrait être profitable pour le plus grand nombre de citoyens.

Dans l’espoir de redorer leurs blasons, les partis municipaux tentent de montrer patte blanche en annonçant des gestes de transparence.

Untitled-5 copyLors de leur premier débat public, les quatre principaux candidats à la mairie de Montréal  ont déploré le faible taux de participation des Montréalais aux précédentes élections municipales et ont convenu qu’il fallait une ville plus transparente pour regagner la confiance des électeurs. Les uns n’acceptent plus que des dons de moins de 100$, les autres publient la liste des donateurs qui ont versé plus de 100$. C’est déjà un pas dans la bonne direction, mais ils pourraient faire mieux. Beaucoup mieux.

Non seulement les électeurs doivent-ils se gratter la tête pour trouver où se cachent les listes des donateurs des divers partis, mais en plus, aucune n’indique quel candidat bénéficie de ces sommes pour sa campagne. On ne sait même pas dans quel arrondissement ou dans quel district est acheminée tout cet argent.

Sur la page d’ouverture de mon site, vous constaterez que tout est sur la table.

En cliquant sur l’onglet Financement, toutes les contributions à ma campagne sont rendues publiques, des plus modestes aux plus importantes. Mieux. Vous y trouvez même un compte-rendu détaillé des dépenses électorales que j’engage dans cette course. Qui dit mieux? Qui fait mieux?

L’enjeu financier

En février dernier, alors que la quasi-totalité des candidats à la mairie de Montréal et d’Outremont ne s’était pas encore mouillée, j’ai annoncé mon intention de me présenter aux élections de novembre 2013. Jusqu’à la semaine dernière encore, j’étais le seul aspirant déclaré au poste de conseiller du district Claude-Ryan de l’arrondissement d’Outremont.

Pierre Lacerte - François Brunelle avec site web et agent officiel

 J’ai choisi de me présenter à titre de candidat indépendant afin d’avoir les coudées franches pour défendre les intérêts des citoyens de mon district. N’étant tenu à me plier à une quelconque ligne de parti, je m’assure ainsi de n’être redevable qu’aux électeurs. Comme nous l’avons appris ces derniers mois, les conseils municipaux qui sont dépourvus d’une opposition suffisamment forte sont un terreau fertile pour le clientélisme, les combines douteuses et même la corruption,. Des fléaux qui, faut-il que je vous le rappelle, nous ont coûté très cher.

 Comme vous le constaterez en parcourant mon blogue électoral, je fonde ma candidature sur quatre grands terrains d’intervention : la qualité de vie, le développement durable, la sécurité dans nos rues et ruelles et la démocratie participative. Au fil des semaines qui viennent, chacun de ces thèmes sera étoffé, de sorte que des propositions concrètes et crédibles vous soient présentées.

 Hélas! Même les meilleures idées du monde ne peuvent être réalisées si on ne peut les faire connaître efficacement aux citoyens et se préparer au jour du scrutin. Pour y parvenir, une campagne de financement est incontournable. Elle est d’autant plus indispensable pour un candidat indépendant qui n’a pas à sa disposition une « grosse machine » pour le soutenir.

Je me permets donc, non sans une petite gêne, de vous solliciter afin de me constituer un fonds destiné à ma campagne électorale. Si vous souhaitez m’appuyer de façon concrète, vous êtes invité-e-s à me faire parvenir vos dons. Il ne vous est pas défendu d’en parler à vos ami(e)s ou de nous donner le nom de personnes que nous pouvions solliciter. Le nom des donateurs et le montant de leur contribution seront rendus publics.

Comme vous le savez peut-être, les règles entourant les dons ont heureusement été resserrées depuis les élections municipales de 2009. Voici ce que vous devez savoir

 Pour contribuer au financement de ma campagne électorale :

 1) Vous devez être un citoyen de la ville de Montréal (les contributeurs peuvent provenir de n’importe quel arrondissement de Montréal).

 2) Vous devez avoir le droit de vote.

 3) Les dons doivent être faits par chèque.

4) Les chèques doivent être libellés au nom de:
Nizar Barrou – Élections Pierre      Lacerte
(M. Barrou est mon agent officiel
accrédité auprès du Directeur général des élections du Québec)

 5) La limite maximale d’un don est de 300 $.

À la réception des dons, mon agent officiel vous remettra un reçu.

Votre don vous donne droit à un crédit d’impôt intéressant.

Une déduction de 85% s’applique au premier 50$ de don. L’excédent jouit d’une déduction de 75%, jusqu’à concurrence de 200$. Voici ce que cela donne concrètement :

Montant du don

Crédit d’impôt

20$

17$

50$

42$

100$

79,50$

150$

117$

200$

154.50$

250$

192$

300$

200$

Vous pouvez poster vos dons à l’adresse suivante :

Pierre Lacerte
5264, rue Hutchison
Outremont   H2V 4B3

N’oubliez pas de libeller votre chèque au nom de
Nizar Barrou – Élections Pierre Lacerte

 Si vous avez besoin de renseignements supplémentaires, vous pouvez m’écrireà partir de mon blogue ou par courriel à pilac@hotmail.com

 Entretemps, je continuerai évidemment à alimenter mon blogue sur les enjeux qui nous concernent et qui vous aideront à faire un choix éclairé le 3 novembre prochain.

Je vous remercie d’avance pour votre précieux soutien.

Aux finances, Citoyens !

Si vous me demandiez si je trouve que mon compte de taxes municipal est raisonnable, je serais le premier à me plaindre qu’on nous presse le citron pas à peu près. Je sais que la plupart d’entre vous seriez tout à fait d’accord avec moi. Combien de fois par semaine j’entends des amis, des voisins ou des parents me dire qu’on paye de plus en plus pour de moins en moins de services!

Parlons BudgetLes trottoirs sont casse-gueule, les bancs de neige nous empêchent de stationner, les rues sont truffées de nids-de-poule, les poubelles de rues débordent… S’il n’y avait que ça. Il y a de plus en plus de graffitis sur les murs et on dirait que la ville s’en fout. Les avant-midi de semaine, oubliez la bibliothèque Robert-Bourassa. Avant 13 heures, on se frappe le nez sur une porte fermée. Quant à la piscine Kennedy, tu parles d’une idée de ne pas l’ouvrir avant la Saint-Jean quand il fait 30 °C le 3 juin! C’est sûr que si ça n’était que de nous, ça ne marcherait pas comme ça. Ça irait aux toasts, comme on dit.

Que diriez-vous si l’arrondissement nous invitait à faire les choses à notre goût? S’il nous permettait de jouer avec le budget de 2014 et d’allouer différemment les sommes qui vont aux services de proximité?

Pas possible, vous dites? Pourtant certains arrondissements donnent déjà à leurs citoyens la possibilité de faire l’exercice. Et contrairement à ce que nous pourrions croire, on n’a même pas besoin d’être un CGA ou de maîtriser les notions budgétaires pour remplir le questionnaire. Ça prend à peine dix minutes pour faire connaître nos choix aux élus et nous familiariser un peu avec les finances de l’arrondissement. Après un tel exercice, je vous le dis, on comprend mieux les dilemmes auxquels sont confrontés les élus. Remarquez que ça ne nous empêchera jamais de chialer, mais il pourrait arriver, à l’occasion, qu’on se garde une petite gêne.

Questionnaire Parlons budget

Cliquer pour agrandir

En attendant qu’Outremont s’y mette (ce que je souhaiterais ardemment), familiarisez-vous donc avec cet outil en remplissant le questionnaire que propose à ses citoyens l’arrondissement du Sud-Ouest, par exemple.

À l’aide du simulateur budgétaire proposé, vous devrez faire un choix pour chacun des blocs d’activités ou de services tout en maintenant un budget équilibré, c’est-à-dire sans déficit. Bonjour les compromis!

Vous verrez, ça change notre vision des choses. Dans la vraie vie, les résultats de cet exercice budgétaire sont dévoilés lors d’une rencontre avec les élus, rencontre à laquelle les participants sont conviés.