Pétition sur le transport de produits dangereux

Aux maires d’Outremont et de Montréal : Divulguez votre plan d’urgence et faites pression pour le resserrement des normes de sécurité dans le transport de produits dangereux

 À la suite de la plus meurtrière catastrophe ferroviaire au Canada qui a semé la dévastation à Lac-Mégantic (voir ma chronique du 13 juillet 2013), nous avons appris que ce convoi provenait du Canadien Pacifique (CP) et qu’il a parcouru cinq agglomérations de plus de trois millions d’habitants, dont Montréal.pétition

Outremont, comme plusieurs arrondissements de la métropole, est traversé par une voie ferrée du CP dont l’emprise se trouve parfois à moins de sept mètres de complexes résidentiels. D’ici quelques années, ce corridor ferroviaire longera le nouveau campus universitaire d’Outremont qui accueillera des milliers d’étudiants et quelque 1 300 logements sur le site de l’ancienne gare de triage.

Contre toute logique de sécurité humaine, les compagnies de chemin de fer ne sont pas tenues de déclarer le contenu de leurs cargaisons. Même le Centre de sécurité civile de Montréal, dont la mission est de s’assurer de la prévention des sinistres majeurs, ne connaît pas la nature des produits qui transitent sur son territoire.

Puisque le transport de produits dangereux est une réalité incontournable, les citoyens sont en droit de savoir :

– si les autorités disposent d’un plan d’intervention adéquat à l’égard de cette problématique particulière.

– si les intervenants ciblés par un tel plan d’urgence ont récemment été soumis à des exercices de simulation qui s’imposent pour protéger les populations.

Je réclame :

1)     Que l’administration municipale d’Outremont nous dévoile le plan d’urgence mis à sa disposition pour répondre à un tel événement dramatique qui pourrait survenir sur son territoire.

2)     Que les élus de la métropole, les responsables du Centre de sécurité civile de Montréal et toutes les autorités compétentes fassent pression sur le gouvernement fédéral et le Bureau de la sécurité du transport (BST) afin qu’ils resserrent les normes de sécurité et qu’ils obligent les entreprises de transport terrestre et maritime à dévoiler d’avance le contenu des matières dangereuses qu’ils transportent, ainsi que les autres informations propres à permettre la mise en action des mécanismes de protection adéquats.

Pour signer la pétition, cliquer ICI

Merci d’avance.

Je vous invite aussi à signer la pétition de  l’Union des municipalités du Québec. L’UMQ mobilise présentement les mairesses et les maires afin de revendiquer, auprès des instances responsables, la révision, la modernisation et le renforcement des normes qui encadrent les activités des compagnies ferroviaires et réclame des mesures de sécurité à mettre en place immédiatement pour garantir la sécurité dans les municipalités traversées par des voies ferrées.

Sur un toit brûlant

Ce n’est probablement pas le 3 novembre prochain, jour des élections municipales, que nous ressentirons l’urgence de combattre le problème des îlots de chaleur urbains. Je profite donc de l’assommante canicule actuelle pour vous rappeler qu’il y a exactement un mois, je vous annonçais mon intention de m’y attaquer avec vigueur.

En consultant la carte de l’Institut de national de Santé publique, j’ai réalisé que le district Claude-Ryan est particulièrement affecté par ce phénomène où l’on observe une élévation de la température par rapport aux zones rurales ou forestières adjacentes. Les avenues Laurier, Bernard et Van Horne sont manifestement en zone rouge, tout comme la rue Hutchison. Par ailleurs, les avenues Durocher, Querbes, De L’Épée et Bloomfield sont également touchées, au nord de Bernard.

ilôts de chaleur à Outremont

Les carrés rouges représentent les îlots de chaleur. La ligne bleue constitue la limite du district Claude-Ryan

Les toits plats de nombreux édifices (résidentiels, publics, commerciaux) sont en bonne partie responsable d’une augmentation de température qui peut aller jusqu’à 12 °C de plus que dans les zones environnantes. Par une journée de canicule, la température d’un matériau réfléchissant (blanc) peut être de près de 10 °C inférieurs à celui d’un matériau foncé. À elle seule, cette variation justifie amplement que nous revoyons notre réglementation sur les revêtements de toiture. Dans son édition Web de mars 2011, Protégez-vous prédisait déjà la fin du bitume puant.

multicouche c. élastomèreDans un avenir prochain, j’estime qu’Outremont devra privilégier l’utilisation de membranes élastomères réfléchissantes et bannir les couvertures de goudron et gravier lorsqu’il est temps de remplacer un toit plat ou de faible pente. Le coût de l’élastomère serait d’environ 30 % de plus qu’une membrane d’asphalte, mais selon certains experts, sur l’ensemble des coûts reliés à la réfection d’un toit de 1 000 pi2 incluant les solins et les accessoires, l’augmentation est d’environ 1 500 $ et se justifierait par ses avantages, dont la durée prolongée.

Si l’écologie est une de vos valeurs, sachez, de plus, que les toitures de bitume ne sont pas recyclables et qu’elles finissent leurs (mauvais) jours en polluant les centres d’enfouissement de déchets. Pour des raisons de développement durable, les membranes bicouches élastomères ou monocouches de type EPDM ou TPO sont de plus en plus recherchées. Elles sont recyclables et leur couleur claire (parfois blanche) réfléchit les rayons solaires, réduisant ainsi la surchauffe dans les villes et la présence d’îlots de chaleur urbains.

Si votre toit a fait son temps ou si vous vivez directement sous les combles et que vous devez dormir dans la baignoire pour survivre à cette belle nuit chaude, je vous invite à visionner l’épisode de l’émission Légitime dépense qui a été diffusé à Télé-Québec.

Voilà le premier d’une longue série de gestes qu’il faudra poser pour améliorer notre qualité de vie personnelle et commune

POUR ME SOUTENIR.03

Pas dans ma cour… de triage!

Des plus lointains confins de ma mémoire, je garde en tête le long et lancinant gémissement du train de Lac-Mégantic. Sa plainte nocturne, surtout. Couché au deuxième étage de la maison rassurante de mes grands-parents, le mugissement des locomotives me saisissait toujours.

Jamais je n’aurais pu imaginer que ce cocon douillet renfermant les souvenirs de tous mes Noëls d’enfance et plusieurs fêtes familiales de ma vie d’adulte aurait pu, un jour, être englouti par les entrailles suppurantes du train de minuit.

En voyant une photo aérienne de la scène apocalyptique, le 31 boulevard des Vétérans (cercle rouge) semble avoir été directement emporté par la coulée de lave bitumineuse. Contrairement aux maisons qui l’entourent, de l’ancienne propriété de mon grand-père Allard, il ne reste qu’un lopin de suie noire et fumante. La maison du notaire Veilleux? De l’avocat Lacoursière? Des Poulin? De M. Richard? De Mme Dion? Dévastées. Toutes. J’ai appris qu’à 93 ans, Éliane Boulanger (née Parenteau), une tante du côté de mon père qui habitait trois maisons plus loin, n’a pu échapper à son destin infernal. Même le crématorium serait redevenu poussière.2013-07-06 dévastation de la maison de grand-papa BR

Mais puisque nous sommes tous devenus Méganticois, des inquiétudes se soulèvent partout où les chemins de fer s’insinuent. Lundi dernier, battant le fer pendant qu’il était chaud, le maire de Farnham a adopté des résolutions pour que la compagnie MMA cesse au moins temporairement ses activités ferroviaires.

Au même moment, dans la salle du conseil d’Outremont, la mairesse Marie Cinq-Mars cherchait à rassurer. Incapable de répondre à un résident qui lui demandait si la ville disposait d’un plan d’urgence en cas de catastrophe, Mme Cinq-Mars avait, en revanche, une réponse à donner à un autre citoyen dont la résidence du 950 Champagneur se trouve à moins de sept mètres de l’emprise de la gare de triage du Canadien Pacifique. « Dans deux ou trois ans, la voie ferrée qui passe derrière chez vous sera déplacée vers Parc-Extension. Elle longera l’avenue Beaumont.»vue aérienne + plan de la gare de triage superposé.01

Bref, Outremontais et Montréalais, nous n’avons aucune idée des produits dangereux ou toxiques qui circulent dans notre cour, mais nous voilà rassurés. Si ça devait sauter, ça se ferait 300 mètres plus loin, dans la cour d’une école, de l’autre côté du nouveau campus Outremont, mais pas dans ma cour… de triage! Il est temps de se réveiller.

Saviez-vous que les compagnies ferroviaires ne divulguent le contenu de leurs chargements que lors d’un accident? Même le Centre de sécurité civile de Montréal qui s’occupe de la mise en place des mesures d’urgence lors de catastrophes n’en sait rien. Écoutez le reportage diffusé à l’émission Dimanche Magazine. Pas rassurant du tout.

Voyez maintenant la vidéo d’un riverain d’une voie ferrée de Magog. Qu’apprendrions-nous si nous allions faire un tour le long des rails de notre gare de triage?

Le scalp urbain

Peut-être avez-vous vu hier matin ce reportage de TVA nous montrant l’abattage illégal d’une centaine d’arbres matures sur le bord du lac Memphrémagog. Le propriétaire sans scrupule s’en tirera avec une ridicule amende de 7550 $. La semaine dernière, c’est à Rosemont  que l’on faisait tomber deux arbres de plus de 65 ans pour faire place à un nouveau projet immobilier.

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Le sort inadmissible d’un autre géant, avenue Christophe-Colomb

Hélas! Dans trop de cas, notre arrondissement ne réserve pas un sort plus enviable à de nombreux arbres matures. Au fil des dernières années, uniquement dans la ruelle Hutchison-Durocher, j’ai été témoin de l’abattage révoltant de plusieurs très gros arbres sains. Le plus souvent, cette hécatombe s’est faite tout à fait illégalement par des propriétaires dépourvus d’une quelconque conscience écologique.

Mais il est aussi arrivé que l’hôtel de ville d’Outremont ait accordé des permis d’abattage d’arbres en pleine santé. Un permis a déjà été délivré pour terrasser un arbre de 42 centimètres de circonférence « parce qu’il causait un dommage à la clôture mitoyenne ». Une clôture qui, selon les services des communications de l’arrondissement devait être réparée, mais qui, aujourd’hui, cinq ans plus tard, n’a guère meilleure mine! (voir images 1 et 2, ci-bas). Un autre exemple? Pour rendre plus spacieux un espace de stationnement et asphalter une cour mur-à-mur, le conseiller Louis Moffatt n’a pas cru bon de s’opposer à l’abattage d’un arbre imposant en dépit d’une plainte de citoyens (voir images 3 et 4, ci-bas)

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Deux cas où un permis d’abattage n’aurait jamais dû être délivré par l’arrondissement Outremont.

Au nombre de cas recensés, il semble bien que le montant des contraventions ne soit pas suffisamment dissuasif. Pour peu que nous souhaitions préserver, voire développer notre «forêt urbaine», il nous faudra probablement réviser à la hausse les amendes pour les contrevenants. Faut-il rappeler qu’en plus d’embellir notre milieu de vie, ces arbres filtrent l’air et réduisent le nombre d’îlots de chaleur?

Pas plus tard que le 5 mai dernier, une autre tronçonneuse a fait des siennes sur la rue Durocher. Cette fois, on s’attaquait à un arbre de plus de 60 ans. Quatre hommes coupaient allègrement une branche saine de plus de 80 centimètres de circonférence sans se soucier du règlement sur les nuisances qui interdit l’utilisation d’une tronçonneuse le dimanche.

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Pris en flagrant délit sur la rue Durocher, le dimanche 5 mai dernier.

Lors de la séance du conseil d’arrondissement du 6 mai, ni la mairesse Cinq-Mars, ni le directeur de l’aménagement urbain et patrimoine n’étaient en mesure de nous dire s’il fallait un permis pour éliminer des «branches inutiles» d’une telle dimension. Or une fonctionnaire travaillant au service des travaux publics nous a appris qu’aucun permis n’est requis pour émonder un arbre.

2009-07-23_5319 Durocher

Devrait-il être permis de scalper un arbre de la sorte?

Théoriquement, cela veut dire qu’un citoyen pourrait couper toutes les branches d’un arbre sans que l’on puisse lui reprocher quoi que ce soit ou le mettre à l’amende. Après tout, il ne l’a pas abattu! Entre nous, il y a certainement là matière à réflexion. Voici un règlement qu’il serait impératif de revisiter. Qu’en pensez-vous?

La cuisine de rue sans malbouffe

Cuisine de rueDepuis quelque temps, la ville centre examinait la possibilité de réintroduire sur la voie publique de la métropole les commerces de nourriture de rue. À Montréal, ce type d’entreprise, que l’on retrouve dans plusieurs villes à travers le monde, était interdit depuis 1947.

Mardi, le maire Michael Applebaum a annoncé qu’à compter du 20 juin, une dizaine de sites pourront accueillir des cuisines de rue dans le cadre d’un projet pilote. C’est sans compter les sites accrédités lors de festivals et d’événements spéciaux.

Auparavant, la commission permanente sur le développement économique et urbain et l’habitation avait été mandatée pour préparer des recommandations à cet égard. Elle a donc procédé à des audiences publiques. Vingt-sept (27) mémoires ont été déposés auprès de la Commission. La plupart préconisaient une position favorable, parfois conditionnelle, à la renaissance de la cuisine de rue à Montréal.

La Commission est favorable à la réinstauration de la cuisine de rue et propose plusieurs balises.

  • La cuisine de rue relèvera de la compétence de la ville centrale et la gestion quotidienne sera déléguée aux arrondissements
  • Des espaces seront réservés aux véhicules destinés à la vente de nourriture de rue, ceux-ci devront libérer l’espace en dehors des heures d’ouverture
  • Les espaces retenus pour ces véhicules seront choisis de telle sorte à ne pas nuire indûment aux commerces déjà établis qui offrent de la nourriture préparée
  • L’offre alimentaire devra s’inscrire dans le contexte d’un Montréal gastronomique : «produits sains», «créativité culinaire» et «offre distinctive»
  • Le tout sous réserve des plus hauts standards de salubrité, de gestions responsables des déchets et des eaux usées ainsi que du strict contrôle du bruit et des «émissions polluantes et olfactives»

Seriez-vous d’accord pour que de tels véhicules de vente de nourriture s’établissent sur la rue Laurier, Van Horne, Bernard ou ailleurs à Outremont?

Ne pas oublier de lirei l’éclairant article de Marie-Claude Lortie dans La Presse du 2 avril

 

Les chemins de compostage

À l’heure actuelle, Outremont peut se targuer d’un taux de recyclage de 64 %, ce qui n’est pas si mal. La collecte de papier (journaux, circulaires, cartons d’emballage, etc.), de verre et de plastique (contenants de boissons gazeuses, contenants alimentaires et de produits d’entretien, sacs de plastique, etc.), est pratiquement devenue un automatisme pour les citoyens. Même nos arbres de Noël sont récupérés. C’est sans parler de nos électroménagers et vieux meubles qui font l’objet d’une cueillette printanière (cette année, du 6 au 10 mai).

Cela nous demande un peu plus d’énergie lorsqu’il est temps de se départir de nos matériaux de construction et de nos ordinateurs, imprimantes et autres. Pour tous ces produits, il nous faut nous rendre au dépotoir du 1451, avenue Ducharme.

Mais qu’en est-il de tous nos résidus de tables qui constituent la partie la plus importante des déchets que nous produisons? Avez-vous remarqué autour de chez vous ces fameux bacs bruns destinés à recueillir les déchets qui sont transformés en compost? Autour de chez moi, je n’ai encore jamais vu la couleur de ces goinfres capables d’ingurgiter nos restes de fruits et légumes, de pains, pâtes, viandes, volailles, poissons, produits laitiers solides (beurre, fromages et yogourt) et jusqu’aux desserts et sucreries.

Pourtant, à compter de 2020, les villes du Québec ne pourront plus enfouir de déchets organiques. Contrairement à des pays comme la Suède qui doit aujourd’hui importer des vidanges pour pouvoir suffire à la demande. Il faut savoir que ces déchets sont, en fait, des matières premières puisque grâce à la bio méthanisation, ils servent à créer du gaz tantôt pour alimenter les autobus, tantôt pour le chauffage.

Secteurs de collecte des résidus alimentaires

Cliquer pour agrandir

Si Victoriaville et Saint-Hyacinthe ont étendu cette pratique à l’ensemble de leur population, la ville de Montréal se prépare encore à une collecte sur l’ensemble du territoire prévue en 2016 ou 2017.

Sauf erreur, à Outremont, une seule zone ciblée est desservie par une collecte des résidus alimentaires pour des résidences et des édifices de 8 logements et moins. Pourtant, dans des arrondissements tout près du nôtre, des milliers de résidents envoient déjà leurs déchets de table au compost depuis plus de trois ans. Ainsi, cette année, à Rosemont – La Petite-Patrie, pas moins de 37 000 portes auront leurs bacs bruns.

Le plus difficile sera probablement d’opérer le changement des habitudes et des préjugés des citoyens. La sensibilisation et la communication seront essentielles pour réussir le virage du compostage. Surtout qu’en matière de gestion des déchets, les préjugés sont coriaces.

La problématique des odeurs en période de canicule nous vient vite à l’esprit, mais si on vous convainquait qu’il y a des techniques pour les éliminer? C’est sans compter qu’une fois qu’on sera parvenus à soustraire les déchets organiques des vidanges, on pourra diminuer la collecte des ordures et augmenter celle des déchets organiques. Ce sera le coup de grâce aux derniers relents. Une chose est sûre, c’est que si nous n’y voyons pas dès maintenant, l’échéancier 2020 sera difficile à atteindre.