La sauvegarde de nos commerces de proximité

Le 16 novembre 2015, les élues du conseil d’arrondissement d’Outremont (à l’exception de Mindy Pollak, la conseillère de Projet Montréal) ont voté majoritairement pour l’adoption d’un premier projet de règlement visant limiter l’implantation de nouveaux lieux de culte, toutes religions confondues, sur les rues commerciales Laurier et Bernard. La rue Van Horne a déjà fait l’objet d’un tel changement en 1999. Ce type de limitation est déjà en vigueur dans plusieurs autres arrondissements de Montréal, ainsi que dans la ville de Saint-Lambert.

Afin de répondre adéquatement aux besoins futurs, une nouvelle zone sera destinée à l’établissement de lieux de culte, au nord de l’avenue Van Horne.

av. Bernard

Sur le tronçon de 500 mètres de l’avenue Bernard où se trouve la quasi-totalité des commerces (entre l’avenue Outremont et la rue Hutchison), on dénombre une église baptiste et trois synagogues (quatre si on inclut la synagogue qui a pignon sur rue au coin de Hutchison et Bernard, à la limite est d’Outremont. Voir photo ci-dessous).

La quatrième synagogue à la frontière d'Outremont, au coin de l'avenue Bernard et Hutchison

Mardi (1er décembre), une soirée de consultation publique se tiendra à 19 h au centre communautaire (999, avenue McEachran). Tous les citoyens sont fortement invités à se rendre au centre communautaire afin soutenir les citoyens et commerçants qui réclament des élues l’adoption d’une telle modification du zonage. Vous aurez la chance de poser vos questions ou vous prononcer sur le projet de règlement. Pour pouvoir intervenir dans le cadre de cette soirée d’information,  vous devez vous inscrire sur place à 18 h 30.

Vous pouvez consulter le document de travail constitué par le service de l’aménagement urbain : Modifications réglementaires concernant les lieux de culte

Entre  temps, des citoyens de l’arrondissement ont lancé une pétition (tant en ligne que papier) afin d’appuyer les élues dans leur volonté de limiter une progression incontrôlée des lieux de culte sur les artères commerciales de l’arrondissement. À peine une semaine après son lancement, plus de 700 signatures ont déjà été recueillies.

lieux de culte sur 500 mètres, avenue Bernard

Vous pouvez signer la pétition mise en ligne par les citoyens pour soutenir les commerces, boutiques, restaurants, cafés et lieux culturels de nos rues commerciales en cliquant ICI. Nous vous invitons aussi à transmettre cette pétition à vos conjoints, amis et voisins. Vous pouvez aussi choisir que votre nom ne soit pas publié.

Après avoir signé électroniquement la pétition, vous recevrez un courriel vous demandant de reconfirmer votre choix en cliquant sur l’hyperlien qui apparaîtra (vérifiez dans vos pourriels si vous n’avez pas reçu ce message dans les minutes suivant votre signature).

Au plaisir de vous rencontrer et de vous entendre mardi soir.

Aux urnes, anciens élèves!

Le dimanche 2 novembre prochain, que vous soyez parent ou non, locataire ou propriétaire, vous serez appelé à élire une personne qui vous représentera au conseil des commissaires de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeois.

Je ne suis pas certain que nous ayons conscience que notre commission scolaire est l’une des plus importantes au Québec. Elle regroupe plus de 50 000 élèves répartis dans 87 établissements et quelque 8 500 employés, dont 5 000 enseignants! Ce n’est pas rien.

Hélas! Les électeurs ne se bousculent pas au portillon. Le taux de participation est passé de 15,4 % en 1998, pour plonger à 7,9 %, en 2007. Pourtant, contrairement aux élections provinciales ou fédérales, on ne peut pas dire que le milieu scolaire nous embête souvent. Ce type d’élection n’arrive qu’une fois tous les sept ans.

En attendant que le gouvernement provincial se décide à les tenir en même temps que les élections municipales (ou ne les abolisse!), sachez qu’à Outremont, vous aurez le choix entre trois candidats, soit Mme Jasmine Gercke, M. Luc Landreville et M. Fabian Rodríguez.

Vous ne les connaissez pas? Imaginez-vous que j’aurais moi-même été incapable de les nommer si on me l’avait demandé. Comment faire son choix, alors?

Hum! On peut toujours aller sur le site de la commission scolaire pour voir ce que l’on dit d’eux. Manque de chance, ce soir, lorsque j’ai essayé de m’y rendre, le site semblait en panne. J’ai tenté ma chance en pitonnant leurs noms respectifs sur Google. J’y ai trouvé de l’information sur Mme Gercke et M. Rodríguez, mais seul ce dernier faisait référence à l’élection de la semaine prochaine.

Je me suis donc rabattu sur l’article de Marie-Pier Gagné, dans L’Express d’Outremont pour voir ce que chacun propose.

Le candidat Landreville souhaite «préconiser l’adoption de politiques contribuant à élections scolaires Landrevillela mise en place d’un environnement scolaire propice au développement intellectuel des jeunes, ainsi qu’à leur intégration sociale et culturelle.» En effet, qui ne voudrait pas d’un environnement propice au développement intellectuel des jeunes?

La candidate Gercke affirme «être pour la santé, le élections scolaires Gerckebien-être et l’éducation à la saine nutrition à l’école». Je suis aussi d’accord pour combattre la maladie, le mal-être et la malbouffe.

Il reste le candidat Rodríguez.

élections scolaires RodriguezPlutôt que les grands principes, il nous raconte qu’il est père de quatre enfants, qu’il participe activement à la vie de quartier, qu’il a été bénévole dans une école primaire, à la bibliothèque et en informatique, qu’il participe souvent aux sorties éducatives en tant qu’accompagnateur et qu’il a été président de l’organisation participation-parents, en plus d’être membre du conseil d’établissement.

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, mon choix est fait.

En passant, le vote se tient au Centre d’éducation des adultes, 500, boulevard Dollard, à Outremont.

Le don du ventre

Ce matin, c’est le retour en classe pour 72 000 enfants dans 200 écoles de la Commission scolaire de Montréal.

Quand on vit dans l’arrondissement Outremont, on ne s’en rend peut-être pas toujours compte, mais à Montréal, quatre familles sur dix vivent sous le seuil de la pauvreté et les coûts reliés à la rentrée scolaire oscillent entre 700 et 900 $. Une somme prohibitive pour de nombreux parents.

Outre les fournitures habituelles, il y a les vêtements, les sacs à dos, les billets d’autobus et… la fameuse boîte à lunch. Encore faut-il que les pères et mères de ces enfants puissent la remplir!

Des milliers de petits Montréalais s’assoient sur les bancs d’école, le ventre vide. C’est une réalité qui m’est douloureuse. Aussi, je veux remercier tous les donateurs à ma campagne électorale de l’automne 2013. En ayant soutenu financièrement ma candidature au poste de conseiller du district Claude-Ryan d’Outremont, vous avez contribué, ce matin, à nourrir des écoliers qui, autrement, auraient pris le chemin de l’école l’estomac dans les talons. Comment est-ce possible?

2014-07-10 DON AU CLUB DES PETITS DÉJEUNERS DU QUÉBEC

Le chèque que l’agent officiel de ma campagne a remis à une cause qui me tient fort à cœur.

Je ne suis peut-être qu’arrivé deuxième lors de cette élection municipale, mais c’est avec un immense plaisir que j’ai récemment remis le surplus de vos dons électoraux au Club des petits déjeuners, soit une somme de près de 1 000 $!

Le Club des petits déjeuners offre du soutien financier, de l’équipement de cuisine, des dons de nourriture, de la formation et des outils de gestion qui permettent aux enfants du Québec de se sentir bien dans leur peau, de mieux se consacrer à leurs études, de s’épanouir et de réussir leur vie personnelle, professionnelle et sociale. club des petits déjeuners

J’invite tous les citoyens à penser aux enfants qui vivent la précarité et à faire un don pour leur venir en aide en cliquant ICI.

Faites-le avec vos tripes!

Avant de crier au loup

Au moment où l’on fête les dix ans de la fusion de 19 arrondissements, la grande réforme du financement annoncée le 8 juillet dernier par le maire de Montréal s’est avérée un véritable pavé dans la mare pour de nombreux maires.

Ce que Denis Coderre prévoit être «une des réalisations les plus structurantes de l’histoire de la nouvelle Ville» ébranle plusieurs arrondissements. Et pour cause. Neuf d’entre eux verront leur budget grugé de plusieurs millions de dollars sur une période de 10 ans. Outremont sera le plus durement touché avec une ponction de 4 M$, soit une perte de 19,3% de son budget de fonctionnement.

Dans le cadre de cette réforme, plusieurs responsabilités qui incombaient aux arrondissements seront rapatriées à la ville-centre. Ainsi, la collecte des déchets, le développement économique, la tarification de certains permis ne relèveront plus des arrondissements. Quant au nombre d’artères gérées directement par l’administration municipale, il passera de 24 % à 52 % du réseau routier. L’argent généré par les parcs de stationnement et les parcomètres échappera aux arrondissements pour être détourné dans les coffres de la ville-centre. Cela pourrait aussi être le chant du cygne de la Sécurité publique sur le territoire d’Outremont.

Frustrés par ce qui a été annoncé, la mairesse d’Outremont et le maire d’Anjou envisagent même de mener une cabale pour que leurs arrondissements puissent faire marche arrière et se défusionner. Pour l’instant, aux yeux de Pierre Moreau, ministre des Affaires municipales, cela n’est que de «la prose», car rien dans la loi ne prévoit la possibilité des défusions.Les torts de Cinq-Mars

Dans une entrevue accordée à L’Express d’Outremont, la mairesse Cinq-Mars indique que pour l’instant, sa préoccupation première est de garder les citoyens de son arrondissement bien au fait des développements du dossier.

Pourtant, tant sur le site du parti de la mairesse que sur le site de l’arrondissement d’Outremont, les citoyens n’ont rien à se mettre sous la dent pour se faire une idée de la problématique du dossier qui a tant fait la manchette au début de juillet. Remarquez que sur le site de Projet Montréal, le parti de Richard Bergeron, ce n’est guère mieux.

En attendant que tous ces gens reviennent de leurs chalets et avant de crier au loup, je vous invite à consulter le document officiel sur la Réforme du financement des arrondissements de Montréal. Nous aurons l’occasion d’en reparler très bientôt.Je remercie Céline Forget, la conseillère indépendante du district Joseph-Beaubien, pour sa vigilance de tous les instants.

Du bon usage des fonds publics

Comme si nous avions besoin de ça! Mardi, nous avons appris que des soupçons de collusion planaient sur Outremont. Selon le vérificateur général de la Ville de Montréal, au cours des neuf dernières années, notre arrondissement a octroyé tous les contrats de déneigement et de collecte des ordures à une seule et même entreprise. (Voir son rapport, p. 536 et ss). Les suspicions sont telles que Jacques Bergeron a transmis ses informations à l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Pour faire changement, ça ne sent pas bon.Document6 copy

Depuis que la commission Charbonneau a été mise en place, les politiciens n’ont de cesse de parler de transparence et d’imputabilité. Comment se fait-il que la mairesse Cinq-Mars et ses fonctionnaires responsables n’aient pas encore acquis le réflexe de faire jouer la concurrence dans ces gros et juteux contrats?

Remarquez qu’il ne suffit pas de se préoccuper des gros contrats. Chaque geste impliquant un déboursé pour l’arrondissement devrait être avalisé par les autorités municipales et l’information transmise de façon transparente aux élus du conseil.

Lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement, les citoyens ont été à même de vivre un exemple de confusion et de mauvaise communication de la part de l’arrondissement qui a frustré tout le monde.

Au cours des deux derniers mois, des résidents de l’avenue de L’Épée se sont regroupés afin de créer le comité Fleurir de L’Épée. Le prétexte pour rapprocher les résidents a été de confectionner des jardinières qui seraient distribuées aux voisins qui habitent sur le tronçon de rue entre Van Horne et Lajoie.Scan0008

Selon ses organisateurs, l’heureuse initiative a été un franc succès. Ils ont toutefois déploré la démarche d’une conseillère municipale qui, après l’évènement, a demandé aux cols bleus qui avait donné l’autorisation d’utiliser un tracteur et deux camionnettes de type pick-up appartenant à l’arrondissement.

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L’utilisation de la machinerie et la main-d’œuvre municipale aurait d’abord dû être approuvée par le conseil.

Certaines personnes ont perçu le questionnement de la conseillère municipale comme un geste destiné à remettre en cause l’évènement. Le problème, dans ce cas précis, tient au fait que le projet n’avait pas d’abord été présenté aux élues comme cela se fait toujours. Dans les circonstances, pouvait-on reprocher à une élue de s’assurer que la machinerie et la main-d’œuvre municipale aient été utilisées à bon escient, selon les règles établies et en toute transparence? Il semble que non.

Le plus surprenant dans cette affaire, c’est encore d’entendre la mairesse dire ne pas être certaine s’il aurait fallu que la demande du comité Fleurir De L’Épée soit déposée au Conseil. Les exemples semblables sont pourtant légion. Rappelez-moi une chose. Cela fait combien d’années que la mairesse Cinq-Mars siège au conseil, déjà? Douze ans! Hum! C’est peut-être elle qui aurait besoin de suivre la formation qu’elle souhaitait faire prendre aux trois nouvelles conseillères de l’arrondissement.

Les piliers de notre démocratie

Monument aux morts - OutremontIl y a exactement 30 ans, j’ai «fait» le débarquement de Normandie en compagnie d’un bataillon de vétérans canadiens de la 2e Guerre mondiale. De tous les voyages qu’il m’a été donné de vivre à travers le monde, celui que j’ai partagé en 1984 avec les Gabriel Chartrand (frère de Michel), Lucien Dumais, Maurice Cardinal, Gérard Côté et de nombreux autres héros québécois m’a marqué plus que tous les autres. Nous leur devons, entre autres, notre liberté d’expression et notre démocratie. À nous, maintenant, de veiller à ce que cette flamme ne s’éteigne pas!

Je vous invite à lire l’un des articles que j’avais écrit sur cet évènement dans les pages du Devoir de juin 1984.

Visionnez aussi le reportage sur Gabriel Chartrand et Lucien Dumais, ces deux agents secrets canadiens qui ont été décorés par la France et que j’avais accompagnés lors de leur deuxième débarquement sur les plages de Normandie.

La cohabitation

Marie Cinq-Mars a souvent répété que la cohabitation n’était pas évidente à Outremont. Nous n’aurions jamais cru que c’était difficile à ce point. Moins de 27 semaines après l’élection, la chef de l’Équipe Conservons Outremont n’aura même pas su conserver les deux conseillères qui se sont fait élire sous sa bannière.

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La partisanerie de la mairesse Cinq-Mars aura eu raison de l’équipe Conservons Outremont.

Non contente d’avoir fait l’unanimité contre elle, la mairesse vient d’en rajouter en faisant littéralement le vide autour d’elle. La première dame a décidé d’évincer ses «anciennes» colistières des bureaux qu’elles occupaient près du sien. Les nouvelles conseillères indépendantes Lucie Cardyn et Jacqueline Gremaud se retrouvent donc dans des bureaux improvisés et sens dessus dessous.

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La conseillère indépendante Jacqueline Gremaud montrant ses nouvelles conditions de travail à l’hôtel de ville au journaliste Yves Poirier

Dans le reportage de TVA diffusé hier, Marie Cinq-Mars dit le fond de sa pensée. «Un maire au pouvoir ne partage pas ses espaces avec l’opposition». Un maire au pouvoir? Quel pouvoir? Quand on est seule de sa gang entourée de quatre élues de «l’opposition», j’aimerais bien qu’on lui rappelle qui commande. La mairesse aurait-elle oublié que c’est le conseil et non le maire qui gouverne? En faisant cavalier seul à l’hôtel de ville, j’ai bien peur que Marie Cinq-Mars va trouver le temps long… même dans son nouvel espace de 1500 pieds carrés!

Outremont, la mal chaussée

Lorsqu’il s’agit de déneiger les rues et ruelles d’Outremont, l’arrondissement n’y va pas avec le dos de la pelle. En décembre 2009, un reportage de Radio-Canada nous apprenait que notre service de déneigement coûtait 75 000 $ par kilomètre de rue contre une moyenne de 33 000 $ dans les arrondissements montréalais. À ce chapitre, Outremont occupe la première marche sur le podium de la cherté.

En revanche, lorsqu’il est question de l’état de la chaussée des rues résidentielles, Outremont arrive en queue de peloton avec plus de 7 % de ses rues jugées dans un état critique. C’est ce que révèle le tout premier Plan d’intervention intégré adopté par la Ville de Montréal. Nous partageons ce score déplorable avec Ahuntsic-Cartierville, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, le Sud-Ouest, Verdun et Lachine. C’est à se demander si la mairesse Cinq-Mars ne préfère pas la motoneige au vélo!2014-05-07 État de la chaussée dans Outremont

Cette piètre performance pourrait surprendre certains résidents qui apprendront que Mme Cinq-Mars occupait depuis des années et, jusqu’à tout récemment, la présidence du Comité circulation et stationnement de l’arrondissement.

Mais il y a pire. Il y a quelques semaines à peine, Marie Cinq-Mars a impulsivement décidé de retirer à la conseillère Céline Forget la responsabilité de présider au Comité circulation et stationnement qu’elle venait pourtant tout juste de lui confier. Madame Forget avait-elle commis une faute? Pas du tout.

Le problème est d’un tout autre ordre. La mairesse ressent le besoin irrépressible de tout contrôler et de retenir l’information. Non seulement est-elle incapable de déléguer, mais sa rigidité partisane la rend inapte à travailler en collégialité avec ses collègues qui, rappelons-le, ont toutes été élues par les citoyens de l’arrondissement.

Marie Cinq-Mars a peut-être quitté le parti Union Montréal qui l’a formée, mais les travers de la défunte Union Montréal n’ont pas quitté la mairesse. Si bien que les enjeux de la circulation, de la réfection du viaduc Rockland, des pistes cyclables, du transport actif risquent encore d’être menés à la va-comme-je-te-pousse.

Faut-il s’étonner, dans les circonstances, que les conseillères Lucie Cardyn et Jacqueline Gremaud aient décidé, le cinq mai dernier, de larguer Mme Cinq-Mars et de siéger comme indépendantes afin de pouvoir travailler sans être entravées par une partisanerie malsaine et contre-productive? La démocratie ne pourra en être que mieux servie. Nous ne pouvons que les en féliciter!

Marie Cinq-Mars perd ses deux conseillères

Lucie Cardyn et Jacqueline Gremaud, les deux courageuses conseillères démissionnaires qui souhaitent désormais avoir les coudées franches pour servir les citoyens d’Outremont.

 

 

S.O.S. Solidarité

Depuis plus de six ans, plusieurs d’entre vous n’avez pas simplement suivi le combat que j’ai mené avec d’autres citoyens. Vous y avez participé! Chaque fois que nous avons mené une action pour mettre un terme au laisser-faire et la complaisance de certains de nos élus municipaux, vous nous avez encouragés et soutenus.

Évidemment, tous n’apprécient pas que l’on s’intéresse à la façon dont ils se servent du pouvoir et de leur pouvoir pour accorder ou obtenir des avantages particuliers. Certains leaders de la secte hassidique ont d’ailleurs choisi de me le faire payer très cher en me traînant à répétition devant les tribunaux.

 

Le message de ces intégristes est clair. Si vous osez dénoncer nos travaux de rénovation sans permis, l’implantation de nos lieux de culte en contravention du zonage ou la circulation de nos autobus sur les rues résidentielles, on vous clouera le bec.

 

Pierre LacerteDepuis plus de six ans, pour avoir exercé mon droit à la liberté d’expression, pour avoir défendu le droit du public à l’information dans le cadre d’un débat de société qui concerne chacun d’entre nous, j’ai écopé d’une mise en demeure de 100 000 $, d’une plainte de harcèlement, d’un procès devant la Cour du Québec, d’une poursuite en diffamation de 375 000 $ en Cour supérieure, ainsi que d’une demande d’injonction pour censurer mon blogue Accommodements Outremont.

 

En juin 2008, la plainte pour harcèlement portée contre moi a été rejetée par la Couronne. En mars 2011, j’ai gagné un procès qui a duré cinq jours en Cour du Québec et le 4 décembre 2013, à la suite d’un autre procès qui a, lui aussi, pris cinq jours, j’ai été entièrement blanchi par la Cour supérieure des accusations de diffamation portées contre moi. Le tribunal a également refusé de censurer mon blogue.

 

Juste avant Noël, cependant, mes poursuivants ont déposé devant le plus haut tribunal du Québec une requête pour en appeler du récent jugement de la Cour supérieure qui m’avait donné raison. Une fois de plus, j’ai dû recourir à deux de mes trois avocats pour me défendre. Cette nouvelle procédure m’a encore coûté plusieurs milliers de dollars. Heureusement, le 17 mars dernier, mes adversaires ont été déboutés une fois de plus par les trois juges de la Cour d’appel du Québec. Je suis tout de même forcé de payer mes frais d’avocats.Me Julius Grey avec mes trois poursuivants lors du 2e procès

Après toutes ces péripéties qui m’ont fait perdre plus de 200 000 $, j’espérais bien que cette dernière victoire juridique mette un terme à ces procès malveillants. Hélas! Me Julius Grey, l’avocat de mes poursuivants a annoncé à mes avocats qu’il avait l’intention de porter la cause devant la Cour suprême, le plus haut tribunal du pays.

 

Cet acharnement de mes détracteurs et ces longues années passées à me défendre me forcent à solliciter votre aide.

 

Si vous êtes sensignature.01sibles à la lutte que je mène, si vous souhaitez m’épauler et m’aider à éponger une partie de mes pertes financières, je vous serais très reconnaissant de faire parvenir vos dons sous forme de chèques libellés au nom de CITOYENS POUR L’ÉQUITÉ RÉGLEMENTAIRE, à l’adresse suivante :

Citoyens pour l’Équité Réglementaire (CER)

5647 av. Du Parc

Case Postale 48053

Montréal QC   H2V 4H2

 

Des dons de 100 $ sont suggérés, mais des sommes de plus ou de moindres valeurs sont bien évidemment acceptées.

Je vous remercie du fond du cœur pour votre précieux appui.

Pierre Lacerte

Courriel : pilac@hotmail.com

Le savoir éclairé

Le 15 septembre 2013, je vous ai fait part du projet de réfection complète des infrastructures de l’avenue Laurier prévu pour 2014-2015. À ce moment-là, je me demandais si nous pouvions espérer un reverdissement adéquat de cette artère commerciale de prestige. Je n’avais pas cru nécessaire de parler de la prudence élémentaire dont il faut faire preuve dans l’octroi des contrats à venir.Ma vision pour l'avenir de l'avenue Laurier Avec tout ce que l’on entend depuis des mois à la commission Charbonneau, nous aurions pu espérer que la mairesse d’Outremont ait acquis le réflexe de redoubler de prudence avant d’accorder quelque contrat que ce soit.

Or, le 5 mars dernier, Marie Cinq-Mars a carrément pété un plomb en pleine assemblée du conseil (voir la courte vidéo). Pourquoi diable a-t-elle disjoncté? Simplement parce qu’une conseillère ne souhaitait pas que le conseil octroie à la légère un contrat pour l’élaboration d’un concept de réaménagement de l’avenue Laurier.

La crise de colère de Marie-Cinq-Mars en quatre temps Avant de donner son aval à ce contrat de 131 588,32 $, la conseillère indépendante Céline Forget réclamait de pouvoir prendre connaissance de la soumission et des résultats globaux et ventilés de la grille d’évaluation des soumissions. Était-ce un crime de lèse-majesté? La mairesse n’a-t-elle pas tiré de leçons des méthodes frauduleuses qu’utilisaient ses anciens collègues d’Union Montréal? C’est à désespérer.

Pour connaître le fin fond de cette histoire, cliquez ICI