Le don du ventre

Ce matin, c’est le retour en classe pour 72 000 enfants dans 200 écoles de la Commission scolaire de Montréal.

Quand on vit dans l’arrondissement Outremont, on ne s’en rend peut-être pas toujours compte, mais à Montréal, quatre familles sur dix vivent sous le seuil de la pauvreté et les coûts reliés à la rentrée scolaire oscillent entre 700 et 900 $. Une somme prohibitive pour de nombreux parents.

Outre les fournitures habituelles, il y a les vêtements, les sacs à dos, les billets d’autobus et… la fameuse boîte à lunch. Encore faut-il que les pères et mères de ces enfants puissent la remplir!

Des milliers de petits Montréalais s’assoient sur les bancs d’école, le ventre vide. C’est une réalité qui m’est douloureuse. Aussi, je veux remercier tous les donateurs à ma campagne électorale de l’automne 2013. En ayant soutenu financièrement ma candidature au poste de conseiller du district Claude-Ryan d’Outremont, vous avez contribué, ce matin, à nourrir des écoliers qui, autrement, auraient pris le chemin de l’école l’estomac dans les talons. Comment est-ce possible?

2014-07-10 DON AU CLUB DES PETITS DÉJEUNERS DU QUÉBEC

Le chèque que l’agent officiel de ma campagne a remis à une cause qui me tient fort à cœur.

Je ne suis peut-être qu’arrivé deuxième lors de cette élection municipale, mais c’est avec un immense plaisir que j’ai récemment remis le surplus de vos dons électoraux au Club des petits déjeuners, soit une somme de près de 1 000 $!

Le Club des petits déjeuners offre du soutien financier, de l’équipement de cuisine, des dons de nourriture, de la formation et des outils de gestion qui permettent aux enfants du Québec de se sentir bien dans leur peau, de mieux se consacrer à leurs études, de s’épanouir et de réussir leur vie personnelle, professionnelle et sociale. club des petits déjeuners

J’invite tous les citoyens à penser aux enfants qui vivent la précarité et à faire un don pour leur venir en aide en cliquant ICI.

Faites-le avec vos tripes!

L’asphaltage «de contournement»

Alors qu’il y a quatre jours,  nous apprenions qu’à Outremont, des contrats de réfection de certaines rues avaient été accordés sur la base de simple brouillons, il semble que les choses ne vont pas en s’améliorant au niveau de l’asphaltage dans l’arrondissement. 2014-08-07 asphaltage bâclé - TVA MIDI

Ce midi, Yves Poirier a attaché un nouveau grelot au cafouillage des autorités d’Outremont en matière d’asphaltage. Dans son reportage diffusé à TVA Nouvelles, il nous montre le manque flagrant de coordination entre les services de l’arrondissement d’Outremont et certains entrepreneurs privés.  2014-08-07 asphaltage coin Bernard et Bloomfield.01

Au moment où vous lisez cette chronique, voici le résultat des travaux d’asphaltage au coin des rues Bernard et Bloomfield. Les autorités de l’arrondissement n’ont même pas tenté de joindre les responsables du réseau Bixi pour leur demander de déplacer la station de vélos en libre-service pour permettre l’asphaltage adéquat de ce tronçon de la rue Bloomfield. Pourtant, chez Bixi, on dit que cela ne prend qu’une quinzaine de minutes.

En ces temps de compressions et de restrictions budgétaires, combien nous coûtera ce cafouillage? Le porte-parole de l’arrondissement dit ne pas être en mesure de fournir de chiffre. Je comprends les responsables de l’hôtel de ville de ne pas avoir trop le goût de nous dire ce qu’il faudra débourser pour réparer cette bourde.

Comme l’a écrit un commentateur d’un article de Radio-Canada sur le même sujet:
«Les cols bleus en ont peut-être parlé à leur contremaître. Le contremaître a répondu qu’il en parlerait à son supérieur. Le supérieur était en congé pour trois semaines. Le patron du supérieur n’avait pas de temps à perdre avec ce genre de détails. Le contremaître a dit à son équipe de faire le travail pour ne pas avoir de problèmes dans l’immédiat. Puis il est parti en vacances, lui aussi, pour trois semaines. Les porte-paroles de l’arrondissement ont porté leur parole… Et ils prendront eux aussi des vacances bien méritées. On fera, début septembre, appel à une firme de relations publiques pour gérer la crise. En octobre on aura tout oublié.»

Montréal au temps des vaches grasses

À la mi-septembre 2013, alors que la campagne électorale battait son plein, le conseil municipal de Montréal a adopté le programme triennal d’immobilisations (PTI). Ce fameux plan prévoit des dépenses de 3,78 milliards que l’administration compte réaliser entre 2014 et 2016 «pour bâtir une ville à la mesure des attentes des citoyens, dans un contexte de ressources limitées et en fonction d’un objectif de stabilisation de l’endettement.»

Bien qu’au moment de son adoption, une majorité du conseil municipal de Montréal promettait de tabletter le PTI après les élections du 3 novembre 2013, on aura compris que les milliards ont déjà bel et bien commencé à être dépensés pour la réfection des infrastructures routières et de l’eau, sans oublier les festivités du 375e anniversaire de Montréal.

À Outremont, j’en ai eu la preuve le 16 juillet. Sur l’avenue de L’Épée, entre Fairmount et Elmwood, des travailleurs se préparaient à scier des tronçons de trottoir des deux côtés de la rue. 2014-07-16 trottoirs de L'Épée

Ces trottoirs montraient bien quelques fissures ici et là (voir ci-haut), mais il me semblait que leur état ne présentait aucun risque pour les piétons, les joggeurs, les poussettes ou même les marchettes. Ma surprise a été d’autant plus grande que sur le site de la Ville de Montréal, on nous rappelait clairement que l’administration municipale se trouvait «dans un contexte de ressources limitées»! Qu’est-ce que ça serait si elle nageait dans l’argent? De quoi laisser songeurs les contribuables que nous sommes.

Des travaux de même nature sont également entrepris sur les rues Outremont (entre Bernard à St-Viateur), Antonine-Maillet (entre Van Horne et Lajoie) et McNider (de St-joseph à Côte-Ste-Catherine). Des amis m’ont demandé si je savais quels étaient les résidents assez puissants sur ces rues-là pour que la Ville accepte d’y engloutir autant d’argent sur les trottoirs et la chaussée.

Mais il y a plus surprenant encore. Le 4 août, le journaliste Yves Poirier nous apprenait au TVA Nouvelles que les contrats avaient été accordés à des entrepreneurs alors que la liste des travaux à effectuer n’existe encore qu’à l’état de brouillon. Je vous recommande vivement de lire la chronique de la conseillère indépendante de Céline Forget qui s’insurge de se voir refuser l’accès à des documents publics reliés à un contrat qu’on lui demande d’approuver.2014-08-06 Saint-Viateur et Outremont

Pour ne rassurer personne, les étiquettes appliquées sur les cônes orange qui se trouvent au coin des rues Saint-Viateur et Outremont indiquent qu’ils sont la propriété du Groupe Hexagone!  Ça ne vous dit rien? Hexagone… Accurso… Unité permanente anticorruption (UPAC)? La Presse en a parlé pas plus tard que le 22 juillet dernier.