S.O.S. Solidarité

Depuis plus de six ans, plusieurs d’entre vous n’avez pas simplement suivi le combat que j’ai mené avec d’autres citoyens. Vous y avez participé! Chaque fois que nous avons mené une action pour mettre un terme au laisser-faire et la complaisance de certains de nos élus municipaux, vous nous avez encouragés et soutenus.

Évidemment, tous n’apprécient pas que l’on s’intéresse à la façon dont ils se servent du pouvoir et de leur pouvoir pour accorder ou obtenir des avantages particuliers. Certains leaders de la secte hassidique ont d’ailleurs choisi de me le faire payer très cher en me traînant à répétition devant les tribunaux.

 

Le message de ces intégristes est clair. Si vous osez dénoncer nos travaux de rénovation sans permis, l’implantation de nos lieux de culte en contravention du zonage ou la circulation de nos autobus sur les rues résidentielles, on vous clouera le bec.

 

Pierre LacerteDepuis plus de six ans, pour avoir exercé mon droit à la liberté d’expression, pour avoir défendu le droit du public à l’information dans le cadre d’un débat de société qui concerne chacun d’entre nous, j’ai écopé d’une mise en demeure de 100 000 $, d’une plainte de harcèlement, d’un procès devant la Cour du Québec, d’une poursuite en diffamation de 375 000 $ en Cour supérieure, ainsi que d’une demande d’injonction pour censurer mon blogue Accommodements Outremont.

 

En juin 2008, la plainte pour harcèlement portée contre moi a été rejetée par la Couronne. En mars 2011, j’ai gagné un procès qui a duré cinq jours en Cour du Québec et le 4 décembre 2013, à la suite d’un autre procès qui a, lui aussi, pris cinq jours, j’ai été entièrement blanchi par la Cour supérieure des accusations de diffamation portées contre moi. Le tribunal a également refusé de censurer mon blogue.

 

Juste avant Noël, cependant, mes poursuivants ont déposé devant le plus haut tribunal du Québec une requête pour en appeler du récent jugement de la Cour supérieure qui m’avait donné raison. Une fois de plus, j’ai dû recourir à deux de mes trois avocats pour me défendre. Cette nouvelle procédure m’a encore coûté plusieurs milliers de dollars. Heureusement, le 17 mars dernier, mes adversaires ont été déboutés une fois de plus par les trois juges de la Cour d’appel du Québec. Je suis tout de même forcé de payer mes frais d’avocats.Me Julius Grey avec mes trois poursuivants lors du 2e procès

Après toutes ces péripéties qui m’ont fait perdre plus de 200 000 $, j’espérais bien que cette dernière victoire juridique mette un terme à ces procès malveillants. Hélas! Me Julius Grey, l’avocat de mes poursuivants a annoncé à mes avocats qu’il avait l’intention de porter la cause devant la Cour suprême, le plus haut tribunal du pays.

 

Cet acharnement de mes détracteurs et ces longues années passées à me défendre me forcent à solliciter votre aide.

 

Si vous êtes sensignature.01sibles à la lutte que je mène, si vous souhaitez m’épauler et m’aider à éponger une partie de mes pertes financières, je vous serais très reconnaissant de faire parvenir vos dons sous forme de chèques libellés au nom de CITOYENS POUR L’ÉQUITÉ RÉGLEMENTAIRE, à l’adresse suivante :

Citoyens pour l’Équité Réglementaire (CER)

5647 av. Du Parc

Case Postale 48053

Montréal QC   H2V 4H2

 

Des dons de 100 $ sont suggérés, mais des sommes de plus ou de moindres valeurs sont bien évidemment acceptées.

Je vous remercie du fond du cœur pour votre précieux appui.

Pierre Lacerte

Courriel : pilac@hotmail.com

Le savoir éclairé

Le 15 septembre 2013, je vous ai fait part du projet de réfection complète des infrastructures de l’avenue Laurier prévu pour 2014-2015. À ce moment-là, je me demandais si nous pouvions espérer un reverdissement adéquat de cette artère commerciale de prestige. Je n’avais pas cru nécessaire de parler de la prudence élémentaire dont il faut faire preuve dans l’octroi des contrats à venir.Ma vision pour l'avenir de l'avenue Laurier Avec tout ce que l’on entend depuis des mois à la commission Charbonneau, nous aurions pu espérer que la mairesse d’Outremont ait acquis le réflexe de redoubler de prudence avant d’accorder quelque contrat que ce soit.

Or, le 5 mars dernier, Marie Cinq-Mars a carrément pété un plomb en pleine assemblée du conseil (voir la courte vidéo). Pourquoi diable a-t-elle disjoncté? Simplement parce qu’une conseillère ne souhaitait pas que le conseil octroie à la légère un contrat pour l’élaboration d’un concept de réaménagement de l’avenue Laurier.

La crise de colère de Marie-Cinq-Mars en quatre temps Avant de donner son aval à ce contrat de 131 588,32 $, la conseillère indépendante Céline Forget réclamait de pouvoir prendre connaissance de la soumission et des résultats globaux et ventilés de la grille d’évaluation des soumissions. Était-ce un crime de lèse-majesté? La mairesse n’a-t-elle pas tiré de leçons des méthodes frauduleuses qu’utilisaient ses anciens collègues d’Union Montréal? C’est à désespérer.

Pour connaître le fin fond de cette histoire, cliquez ICI

La conseillère de tous les citoyens

Le 3 novembre 2013, Projet Montréal faisait élire Mindy Pollak dans le district  Claude-Ryan d’Outremont. Sur le site du parti de Richard Bergeron, on lit que l’élection de cette jeune Juive hassidique résidente du Plateau «lui donnera l’occasion de faire une différence et d’amener un vent de changement au sein de son quartier qu’elle aime tant ».

À l’époque, Mme Pollak avait annoncé la création imminente du blogue mindypollak.ca pour tenir ses électeurs informés. Cela fait plus de quatre mois que la conseillère a été élue à Outremont et les citoyens de son district n’ont toujours pas eu le moindre signe de vie de sa part.  Encore aujourd’hui, si vous tentez d’accéder à son blogue, Google  affiche Nothing found.

site web Mindy Pollak

Jusqu’à ce jour, Mindy Pollak a délibérément choisi de ne s’adresser aux citoyens d’Outremont que par le truchement de Bill 613, un blogue hassidique unilingue anglophone créé «to serve our collective Orthodox Jewish community as your one voice and reliable source». Mindy Pollack au cours de sa campagne électorale

Ne trouvez-vous pas étonnant que cette conseillère qui se targuait de représenter tous les citoyens de son district n’ait pas encore trouvé une façon de s’adresser à ses électeurs non hassidiques?

En ce qui concerne sa priorité de favoriser une cohabitation plus harmonieuse et une amélioration des relations intercommunautaires basée sur le dialogue, rappellons que Mindy Pollak est cofondatrice avec Leila Marshy de la page Facebook Friends of Hutchison Street, un groupe créé en catastrophe deux semaines à peine avant la tenue légitime du référendum du 19 juin 2011 sur l’agrandissement contesté d’une synagogue dans un zonage strictement résidentiel.Mindy et Leila

«We are everyone who seeks peace, harmony, dialogue, adventure» lit-on sur la page d’accueil de cette association  dirigée en sous-main par des leaders hassidiques. Pourtant, si vous divergez d’opinion avec les tenancières de cette page Facebook, vous êtes assurés d’être traités de raciste, d’antisémite, de xénophobe, de nazi, de menteur et de bien d’autres quolibets du même acabit.  De toute évidence, les deux associées qui travaillent main dans la main n’exercent aucune forme de modération de leur page Facebook. Leurs lecteurs (à 95% anglophones et en grande majorité de confession juive) pourront continuer de crier aux Outremontais qui divergent d’opinion avec eux «I hate Outremont nazis!». Vive le dialogue!

Le réseau blanc à Outremont

À Outremont, depuis le début de l’hiver, il n’y a pas que la neige qui s’impose. Un nombre inhabituel de Yétis du vélo a pris d’assaut la piste cyclable du chemin de la Côte-Sainte-Catherine.

Untitled-2 copyInsatisfaits du fait que l’arrondissement ne déblayait pas la piste cyclable qui passe juste devant l’hôtel de ville de l’arrondissement, ces inconditionnels de la bécane sont débarqués aux séances du conseil d’arrondissement de décembre 2013 et janvier 2014, pelle en main. Ils ont demandé la mise sur pied d’un projet pilote de déneigement de la piste qu’empruntent de plus en plus d’étudiants qui fréquentent l’Université de Montréal.

Au départ, la mairesse Cinq-Mars n’était pas très chaude à l’idée. Aussi l’arrondissement a d’abord prétendu que le déblaiement de la piste cyclable sur 1,6 kilomètre coûterait 100 000$ par hiver, dont 20 000$ d’abrasifs. Selon Maxime Dorais, cette prétention ne tenait pas la route. Comme le cycliste l’a lui-même raconté le 28 février dernier sur les ondes de Radio-Canada (aller à 16h51), cette évaluation voudrait dire qu’il en coûterait trois fois plus cher de déneiger la piste cyclable que d’entretenir une rue avec ses trottoirs et ses deux voies.Maxime Dorais Trouvez l’erreur.

Le cycliste Maxime Dorais lors de son intervention de janvier 2014 à l’assemblée du conseil d’Outremont

Heureusement pour M. Dorais, la conseillère indépendante Céline Forget  a proposé un  projet pilote de déneigement pour cet hiver qui a pris de court la mairesse. D’autant plus que toutes les conseillères de l’arrondissement ont appuyé sa proposition. À ce jour, les cyclistes semblent ravis de l’initiative de Mme Forget.

Il reste cependant à peaufiner la solution qui conviendra aussi aux riverains de la piste cyclable qui se sentent un peu coincés au moment de devoir déneiger leurs entrées de cour.