Comment voter à la fois en votre âme et… intérêt

À ce jour, les médias ne semblent franchement pas emballés par les candidats en lice pour le poste de maire de Montréal. L’un après l’autre, les aspirants se font écorcher tantôt pour un manque de vision, tantôt pour un caractère rustre, des bévues communicationnelles, un manque de notoriété, une trop grande verdeur ou des accointances de plus ou moins bon aloi.

Qu’à cela ne tienne, le 3 novembre prochain, c’est à vous qu’il reviendra de choisir le nouveau maire ou la nouvelle mairesse de la métropole. Un maire qui, nous le souhaitons tous, nous épargnera l’outrage d’être à son tour l’objet d’une descente de l’UPAC aux aurores.

Advienne que pourra, lorsque vous serez seul dans l’isoloir, vous devrez bien opter pour l’un ou l’autre des candidats à la mairie de Montréal. Au niveau de l’arrondissement, si vous voulez vous assurer qu’un Coderre, Bergeron, Harel, Côté ou Joly jouisse de votre soutien, il vous suffira de vous rabattre sur le prétendant à la mairie de votre arrondissement qui fait équipe avec l’aspirant maire de Montréal de votre choix. Ainsi, si vous êtes un électeur d’Outremont et que vous décidez, par exemple, de soutenir Louise Harel à la mairie de Montréal, vous pourriez simplement voter pour le candidat de l’équipe Harel qui brigue la mairie d’Outremont.

Me croirez-vous si je vous dis que je serai parfaitement à l’aise avec le choix que vous ferez pour les postes de maire de Montréal et d’Outremont? Je le serai d’autant plus qu’une fois que vous aurez exprimé votre allégeance au niveau des mairies, vous pourrez désigner votre conseiller de district en toute liberté, sans aucune contrainte politique.

Rien à voir avec la nage synchronisée

Certains ne le savent pas, mais le choix d’un conseiller de district n’a pas à se faire au diapason de votre allégeance politique. Il ne s’agit pas ici d’un concours de nage synchronisée, mais bien d’une élection à triples volets.bulletin de vote

Votre conseiller de district est l’élu qui se préoccupe directement de votre environnement immédiat, pour ne pas dire de votre arrière-cour. Vous n’élirez jamais personne qui soit plus près de votre quotidien.

Pour être efficace et jouer pleinement son rôle, il n’a aucunement besoin d’être sur la même longueur d’onde politique que le maire de votre arrondissement ou de votre ville. Je dirais même que les scandales de collusion et de corruption que nous traversons nous ont appris que les conseils municipaux qui sont dépourvus d’une opposition suffisamment forte sont néfastes et propices au clientélisme et aux combines douteuses qui nous coûtent très cher, merci !

Quand les candidats auront dévoilé leurs programmes, je vous inviterai à voter pour le maire qui répondra davantage à vos idéaux et à vos attentes. En revanche, lorsqu’il sera temps de noircir votre bulletin de vote pour élire votre conseiller de district, je vous suggère de vous poser les questions suivantes :

1) L’ai-je vu arpenter les rues, places et ruelles de mon quartier au cours des quatre dernières années?

2) Ai-je entendu parler de lui ?

3) A-t-il fait autre chose que de paraître aux évènements publics ?

4) A-t-il répondu à vos attentes et tenté de résoudre vos problèmes?

Si vous répondez positivement à ces questions, je n’ai qu’une recommandation à vous faire.  Tracez votre « x » dans le cercle au côté du nom de cet homme ou cette femme. Cette personne aura vraiment mérité votre confiance.

Le vox-pop de votre satisfaction

Lors des dernières élections provinciales, mon fils m’avait poussé à faire l’expérience de la Boussole électoraleMC. En répondant à une série de questions sur ma propre vision des enjeux les plus importants, la Boussole était en mesure de comparer ma vision aux plateformes de chacun des partis. J’avoue franchement avoir été assez surpris du résultat. Au point d’avoir voté pour un autre candidat que celui que j’envisageais d’appuyer.

Au moment où vous lisez ces lignes, la moitié des candidats à la mairie de Montréal n’ont pas encore vraiment articulé leur programme électoral. Nous ne sommes mêmes pas certains si les Bergeron, Coderre, Côté, Harel et Joly seront tous (ou les seuls) sur le fil du départ de la campagne électorale.

Dans ce contexte, vous comprendrez qu’il est encore trop tôt pour comparer les propositions des candidats et déterminer qui remporte votre vote. En revanche, c’est en plein le temps d’évaluer votre arrondissement en fonction de votre satisfaction sur les services rendus, sur vos élus actuels et sur la façon dont s’applique la démocratie municipale.boussole municipale

Saviez-vous que seulement six Québécois sur 10 estiment en avoir pour leur argent dans leur rapport avec leur administration municipale? Et que seulement 57 % des électeurs se disent satisfaits de leur conseil municipal.

Pour connaître votre niveau de satisfaction personnelle et si vous êtes curieux de savoir si les citoyens de votre arrondissement partagent votre point de vue, je vous encourage à répondre au sondage de la Boussole municipale. Ça ne prendra que cinq minutes de votre temps et vous verrez… Ça soulage!

Ma candidature: le communiqué de presse officiel

Pierre Lacerte, candidat conseiller

d’arrondissement, district Claude-Ryan

Outremont le 16 juin 2013.- Le journaliste et blogueur Pierre Lacerte, fort d’un engagement communautaire de près de six ans, a annoncé aujourd’hui qu’il se portait candidat aux élections municipales dans le district outremontais Claude-Ryan.

Sa candidature est fondée sur quatre grands terrains d’intervention : la qualité de vie, la sécurité, le développement durable et la démocratie. « Je vise l’amélioration de la vie de quartier, celle qui implique l’ensemble des citoyens et qui se construit au quotidien sur des bases consensuelles respectueuses des valeurs collectives de la société québécoise ». C’est ainsi que son slogan électoral, « Pour mieux vivre ensemble » interpelle tous ses concitoyens.

« Ma candidature découle de mon engagement de longue date dans la communauté outremontaise. Mon programme reflète un esprit rassembleur et peut rallier les résidants du district Claude Ryan. Il est fondé sur les valeurs qui font consensus dans notre société, l’ouverture, le respect des lois et la démocratie. Pour autant que l’on adhère à ces valeurs fondamentales, on peut tout accomplir », a déclaré Pierre Lacerte.

Le candidat indépendant ne se veut d’aucun parti politique et collaborera avec tous les élus quel que soit leur formation politique. « Je ne veux rendre de compte qu’aux citoyens de mon district et défendre leurs seuls intérêts, pas ceux d’un quelconque parti », précise-t-il.

Quatre axes d’intervention

L’amélioration de la vie de quartier constitue un élément essentiel de sa plate-forme électorale. Favoriser l’entretien des façades d’immeubles vieillissants, réduire la pollution sonore, développer les logements à prix modiques, verdir les allées et ruelles, mettre en valeur les façades des commerces sont autant de propositions qu’il soumet aux électeurs.

L’accroissement de la sécurité dans le transport ferroviaire, ainsi que sur les voies publiques constituent un autre souci de Pierre Lacerte qui entend promouvoir l’implantation des saillies de trottoir et l’installation de dos d’âne permanents. Il veut améliorer les mesures d’atténuation de la circulation et revoir les normes de déneigement.

Défenseur du développement durable, le candidat souhaite étendre la collecte des résidus alimentaires à tout l’arrondissement. Il se propose d’inciter les propriétaires d’espaces de stationnement privés et publics à remplacer les produits bitumineux par des matériaux permettant de réduire les îlots de chaleur et d’absorber les eaux de surface. Il souhaite enfin modifier les règlements de sorte que, lors de la réfection des toits d’immeubles, des matériaux réfléchissants soient utilisés en remplacement du goudron.

Connu pour avoir le courage de ses opinions et pour sa ténacité face aux pressions, Pierre Lacerte veillera à l’amélioration de la vie démocratique à Outremont. Il préconise diverses mesures ayant pour effet d’améliorer la qualité et l’accessibilité de l’information aux citoyens de façon à favoriser leur implication à la vie municipale. Il s’engage également à ce que les règlements de l’arrondissement s’appliquent à tous de la même façon, sans favoritisme ou passe-droit. Enfin, Pierre Lacerte préconise la plus grande transparence dans la reddition de comptes aux citoyens : toutes ses dépenses électorales de même que la provenance et la valeur des dons qu’il recevra seront publiées.

«Pour mieux vivre ensemble, il faut rendre Outremont à ses citoyens», a conclu Pierre Lacerte.

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La diffusion Web: mode d’emploi

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la mairesse d’Outremont ne se montre pas du tout pressée de pourvoir la salle du conseil d’arrondissement d’un système de captation Web des séances publiques qui se tiennent chaque premier lundi du mois. On se demande pourquoi Marie Cinq-Mars semble si réticente à ce que les citoyens de son arrondissement puissent suivre les débats dans le confort de leurs foyers. Craindrait-elle que ce qui s’y dit puisse nuire à son image, voire à sa réélection?

En mars dernier, après s’être fait tirer l’oreille durant quatre ans, Mme Cinq-Mars avait fini par trouver excellente mon idée de permettre la diffusion des séances du conseil d’arrondissement en direct et en différé sur le Web (lire ma chronique du 10 mars 2013).

Depuis lors, pourtant, elle semble s’enfarger les pieds dans les fleurs du tapis. À l’assemblée du conseil du mois de mai, forcée de répondre à la place de la mairesse, la greffière prévoyait que le système serait opérationnel en juin. Or le 3 juin dernier, les citoyens ont cherché, en vain, le technicien et la caméra vidéo nécessaires à la retransmission dans les chaumières d’Outremont.

Invitée à justifier ce nouveau délai, Marie Cinq-Mars est apparue désorientée. Arguant que l’implantation d’un tel système nécessiterait un investissement de 25 000 $, la mairesse transfuge du parti de Gérald Tremblay a soutenu que la chose ne pouvait pas se faire à la légère. Heureusement, la greffière était là pour la corriger et lui rappeler que la diffusion Web ne nécessitait que la moitié de cette somme, soit quelque 13 000 $ pour 11 diffusions par an. C’est tout de même 7 000 $ de moins que ce qu’il en coûte pour la publication annuelle des quatre bulletins papier Au pied de la montagne.

Puis il semble qu’un autre problème inextricable se soit présenté, retardant d’autant la mise en place du système. Cette fois, Marie Cinq-Mars a raconté que certains fonctionnaires qui siègent aux assemblées publiques ( !) ne souhaitaient pas être filmés. Hummm! On pourrait toujours fournir un niqab aux directeurs et directrices de service qui ne voudraient pas être reconnus par le grand public.

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Mode d’emploi pour respecter l’intimité des fonctionnaires en devoir

Plus sérieusement, ont-ils seulement pensé qu’il suffisait de placer les fonctionnaires d’un côté et les élus de l’autre pour régler l’épineux problème? D’ailleurs, je me suis toujours demandé ce qu’ils font, collés aux élus lors des assemblées du conseil. Allez donc jeter un petit coup d’œil dans l’arrondissement voisin du Plateau. Vous ne les trouverez jamais assis à la table du maire et des conseillers municipaux. Même pas le directeur de l’arrondissement! Ils sont présents, certes, prêts à intervenir à la demande du président d’assemblée, mais demeurent en retrait.

D’ailleurs, parions que lorsqu’il a avancé qu’il faudrait enfouir des fils partout sous les planchers pour que la diffusion Web puisse se faire, le directeur du Service de l’aménagement urbain et patrimoine aurait souhaité être resté dans l’ombre. Aujourd’hui, M. Chapuis, ça s’appelle Wi-Fi! En moins de trois jours, tout est en place. On n’arrête pas le progrès, n’est-ce pas?