Le patrimoine bafoué

Outremont s’est toujours targuée de prendre grand soin de son patrimoine bâti. Il y a presque 30 ans, la firme d’architectes Pierre-Richard Bisson et associés avait été mandatée par le ministère de la Culture du Québec et l’ancienne Ville d’Outremont pour produire un rapport sur son riche patrimoine. Le document qui avait été déposé en 1993 permettait d’identifier les éléments d’Outremont qui ont une valeur patrimoniale, les facteurs de détérioration qui risquaient de les déprécier au fil du temps et les moyens qui pouvaient contribuer à leur conservation et à leur mise en valeur.

«L’Étude Bisson», comme on l’a baptisée, a établi une classification des bâtiments qui tient compte, entre autres, de leur originalité, de leur conception exceptionnelle ou tout à fait remarquable. On peut même consulter sur Internet les fiches descriptives de ces immeubles particulièrement prisés.

En 2015, l’arrondissement publiait encore un document dans lequel il soutenait que la mission du service d’aménagement était d’assurer l’intégrité des bâtiments. Il ne s’agissait pas de se préoccuper uniquement des immeubles qui trônent dans l’Étude Bisson. Sur papier, c’est louable. Hélas! Il semble que les bottines ne suivent pas toujours les babines.

Dans cet arrondissement où il est impossible de changer la couleur de la peinture des fenêtres de sa maison sans l’autorisation expresse du Service de l’aménagement urbain et patrimoine, on peut en revanche saccager sans aucun état d’âme la façade d’une résidence au cachet particulier.

Pour n’en donner qu’un exemple, prenons cette propriété qui, depuis près d’une centaine d’années, borde le parc Outremont.

changement façade (5)

N’étant pas spécialiste du domaine, je ne saurais affirmer qu’elle est exceptionnelle, mais je ne me souviens pas en avoir vu une autre dont le granit est appliqué comme une touche de mascara aux fenêtres. Et puis il y a cette double corniche qui la ceinture. La première frise, toute fignolée, ajoute du panache à la résidence. La plus haute, elle, couronne littéralement la façade.

Visuellement, ces éléments architecturaux auraient fort bien pu «écraser» cette propriété unifamiliale. Heureusement, l’architecte de l’époque a eu l’intelligence d’agencer le tout en y incorporant une brique de couleur paille. Du coup, l’ensemble regagne en légèreté et en luminosité. Du beau travail, quoi!

En  2015, cependant, le propriétaire a souhaité changer le look de sa vénérable résidence. Et puisque le Service de l’aménagement urbain est là pour «préserver le cadre bâti exceptionnel existant de l’arrondissement», le propriétaire a dû y déposer une demande de permis. Les plans fournis par le résident ont également dû être étudiés par le Comité consultatif d’urbanisme d’Outremont (CCU). Vous êtes curieux de voir les modifications qu’a finalement pu entreprendre le propriétaire? Taram!

Untitled-6Si c’est ça la préservation du patrimoine…

Vous me direz que les balcons et les colonnes n’ont pas encore été reconstruits. Mais même si ceux-ci sont éventuellement refaits à l’identique de ce qui existait, il n’en demeure pas moins que cette résidence aura été défigurée à jamais. Il n’y a qu’à voir l’insignifiante fadeur de la brique, la perte incroyable de luminosité de cette façade et la banalité des nouvelles corniches pour vous donner le goût de pleurer.

Corniches 2016-2017

Je reconnais que cette résidence cossue ne se trouve pas dans l’Étude Bisson. Mais est-ce une raison pour la dénaturer de la sorte? D’autant plus qu’elle flanque la maison de Mme Oscar Amiot qui, elle, figure au palmarès de l’architecte Bisson dans la catégorie des «bâtiments tout à fait remarquables».

2016-2017

À droite, la maison Amiot. Elle doit s’ennuyer de son ancienne voisine disparue!

Personnellement, si j’habitais la maison Amiot, je ne sauterais certainement pas de joie en voyant de quelle façon on a rendu méconnaissable ma voisine. Non seulement ces travaux ne mettront pas en valeur la propriété, mais ils en altéreront le paysage. Et je ne parle même pas de la valeur économique. Il s’agit d’une perte pour l’ensemble du patrimoine architectural d’Outremont.

Comment a-t-on pu laisser se produire un tel gâchis? Tous les goûts étant dans la nature, on ne peut pas blâmer son propriétaire qui a dû obtenir l’autorisation de l’arrondissement pour aller de l’avant. Mais alors, que s’est-il passé? Quelqu’un aurait-il fermé les yeux pour accommoder le propriétaire? Quelque chose m’échappe.

À peine quatre immeubles plus au sud, je n’ose croire que l’arrondissement donnerait son aval au propriétaire de la maison Aristide Beaugrand-Champagne (voir illustrations ci-dessous) qui souhaiterait simplement en changer la couleur ou «moderniser» sa cheminée. Il ne s’agirait pourtant que d’une couche de peinture et d’un peu de tôle!

maison Aristide Beaugrand-Champagne -avant - après BR

Comment réagiriez-vous si l’arrondissement autorisait le propriétaire de la maison Beaugrand-Champagne de peindre sa maison de la sorte? Et on ne parle même pas de remplacer le revêtement extérieur!

Quand on voit le peu de cas que l’arrondissement semble faire d’un dossier d’importance, on comprend mieux qu’il ne se soucie guère du cas des galeries en bois qui sont démolies pour être remplacées par une dalle et des marches de béton armé, comme on en est témoin ci-bas, toujours sur Bloomfield.

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En plus d’avoir permis de remplacer le bois de la galerie et des marches par du béton, l’arrondissement a autorisé le rétrécissement des marches, ce qui change grandement l’allure de ce triplex.

Il semble que personne à l’hôtel de ville ait même noté que ce résident de la rue Querbes (au coin de Fairmount) a choisi de «dissimuler» son système de climatisation par un bric-à-brac de contreplaqué. D’un chic fou!

2017-02 vue latérale du 198, avenue Querbes BR

Et vive les belles paroles et les beaux énoncés de principe… creux!

Lieux de culte sur les artères commerciales – Prise 2

Il y a plus de 16 mois, la mairesse Marie Cinq-Mars annonçait que l’arrondissement allait entreprendre une révision de son règlement encadrant la question des activités religieuses sur les artères commerciales.

Tout comme les commerçants, le conseil de l’arrondissement et plusieurs citoyens s’inquiétaient pour la vitalité des rues Laurier et Bernard. Pour tenter d’inverser la désaffection des commerces de proximité, différentes avenues sont alors envisagées, dont celle de limiter la multiplication des lieux de culte sur ces artères marchandes.

Des avis de motion avaient été déposés, des votes avaient été pris par le conseil d’arrondissement et une grande soirée de consultation publique a même été tenue sur le sujet le 1er décembre 2015. Des centaines de citoyens s’étaient déplacés exprès pour y exprimer leurs opinions. Une réunion épique qui restera à jamais gravée dans les annales de l’arrondissement.

Coup de théâtre, le 4 avril 2016, les résidents ont appris que le conseil d’arrondissement devait recommencer le processus de zéro.

Voici, en orange, l’emplacement proposé par le conseil d’arrondissement pour l’établissement d’une nouvelle zone de lieu de culte (zone C-6). Il se trouve à environ 70 pieds d’une synagogue qui, elle, fait le bonheur de ses adeptes.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les cartes préparées par la Direction de l’aménagement urbain et du patrimoine étaient erronées. Le service de l’aménagement urbain s’était fourvoyé sur les limites d’une nouvelle zone (C-6) destinée à permettre l’implantation d’un nouveau lieu de culte sur l’avenue Durocher, au nord de Van Horne.

Comme si cette bourde ne suffisait pas, la Direction de l’aménagement urbain avait aussi «oublié» d’ajouter deux zones contiguës situées dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Pour la validité d’un évwentuel référendum, ces zones étaient absolument cruciales.

Faut le faire! Cette défaillance est d’autant plus incompréhensible qu’en mars 2009, un jugement de la cour Supérieure du Québec avait fait grand bruit à Outremont qui était impliqué dans un processus référendaire concernant la rue Hutchison, à cheval sur deux arrondissements. C’est à se demander si le directeur du service qui a pris sa retraite l’a fait exprès.

Quoi qu’il en soit, en raison de cette incroyable série de bévues qui compromettaient le processus de changement de zonage, nous voilà donc forcés de faire une nouvelle prise qui ressemble à du mauvais cinéma.

Tous les citoyens d’Outremont (et de Montréal) sont une nouvelle fois conviés à une assemblée de consultation publique prévue le mardi 24 mai 2016 à 19 h, au Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont — 999, avenue McEachran.

CCI
Si le sort de votre arrondissement vous tient le moindrement à cœur, ce rendez-vous est incontournable. Non seulement vous aurez l’occasion inespérée de vous faire entendre, mais vous serez les témoins privilégiés de la façon dont les choses se trament dans votre cour. Chose certaine, vous ne risquez pas de vous ennuyer. Et puis, votre billet d’entrée est déjà payé… avec vos taxes!

D’ici le 24 mai, si vous souhaitez trouver réponse à certaines questions sur l’enjeu qui sera débattu lors de cette soirée, vous êtes chaudement invités à aller consulter un tout nouveau site Web dédié spécifiquement à cette problématique. Voici l’adresse: lieux-de-culte-outremont.com.

Lorsque vous l’aurez consulté, vous y trouverez une pétition qui vous permettra de donner votre appui au changement de zonage qui interdirait les lieux de cultes sur les artères commerciales de l’arrondissement d’Outremont.

Au plaisir de vous rencontrer en très grand nombre, mardi prochain.

La sauvegarde de nos commerces de proximité

Le 16 novembre 2015, les élues du conseil d’arrondissement d’Outremont (à l’exception de Mindy Pollak, la conseillère de Projet Montréal) ont voté majoritairement pour l’adoption d’un premier projet de règlement visant limiter l’implantation de nouveaux lieux de culte, toutes religions confondues, sur les rues commerciales Laurier et Bernard. La rue Van Horne a déjà fait l’objet d’un tel changement en 1999. Ce type de limitation est déjà en vigueur dans plusieurs autres arrondissements de Montréal, ainsi que dans la ville de Saint-Lambert.

Afin de répondre adéquatement aux besoins futurs, une nouvelle zone sera destinée à l’établissement de lieux de culte, au nord de l’avenue Van Horne.

av. Bernard

Sur le tronçon de 500 mètres de l’avenue Bernard où se trouve la quasi-totalité des commerces (entre l’avenue Outremont et la rue Hutchison), on dénombre une église baptiste et trois synagogues (quatre si on inclut la synagogue qui a pignon sur rue au coin de Hutchison et Bernard, à la limite est d’Outremont. Voir photo ci-dessous).

La quatrième synagogue à la frontière d'Outremont, au coin de l'avenue Bernard et Hutchison

Mardi (1er décembre), une soirée de consultation publique se tiendra à 19 h au centre communautaire (999, avenue McEachran). Tous les citoyens sont fortement invités à se rendre au centre communautaire afin soutenir les citoyens et commerçants qui réclament des élues l’adoption d’une telle modification du zonage. Vous aurez la chance de poser vos questions ou vous prononcer sur le projet de règlement. Pour pouvoir intervenir dans le cadre de cette soirée d’information,  vous devez vous inscrire sur place à 18 h 30.

Vous pouvez consulter le document de travail constitué par le service de l’aménagement urbain : Modifications réglementaires concernant les lieux de culte

Entre  temps, des citoyens de l’arrondissement ont lancé une pétition (tant en ligne que papier) afin d’appuyer les élues dans leur volonté de limiter une progression incontrôlée des lieux de culte sur les artères commerciales de l’arrondissement. À peine une semaine après son lancement, plus de 700 signatures ont déjà été recueillies.

lieux de culte sur 500 mètres, avenue Bernard

Vous pouvez signer la pétition mise en ligne par les citoyens pour soutenir les commerces, boutiques, restaurants, cafés et lieux culturels de nos rues commerciales en cliquant ICI. Nous vous invitons aussi à transmettre cette pétition à vos conjoints, amis et voisins. Vous pouvez aussi choisir que votre nom ne soit pas publié.

Après avoir signé électroniquement la pétition, vous recevrez un courriel vous demandant de reconfirmer votre choix en cliquant sur l’hyperlien qui apparaîtra (vérifiez dans vos pourriels si vous n’avez pas reçu ce message dans les minutes suivant votre signature).

Au plaisir de vous rencontrer et de vous entendre mardi soir.

Projet Montréal dans Outremont : rumeur, fausses vérités et vrais mensonges

Pour une quatrième semaine d’affilée (une première semble-t-il à l’émission Infoman), Jean-René Dufort s’est payé la tête des élues d’Outremont. Il transpire de ces topos humoristiques l’idée un tantinet sexiste qu’il manquerait d’hommes au conseil d’arrondissement pour que les choses puissent fonctionner rondement.

Le hasard faisant bien les choses, cette cascade de sketchs est déversée sur le réseau public de Radio-Canada au moment même où Projet Montréal cherche à décrocher le district Robert-Bourassa dans le cadre de l’élection partielle en cours à Outremont. Une rumeur circule à l’effet qu’au sein de l’équipe d’Infoman, quelqu’un pousserait très fort en faveur de Projet Montréal.

Tomlinson au conseil d’Outremont, le 2 février 2015: manifestement en pleine campagne électorale

Ce n’est peut-être qu’une rumeur, mais ne comptez pas sur Philipe Tomlinson pour s’en plaindre. Bien au contraire. Frustré de l’élection de novembre 2013, l’homme de Projet Montréal rêve de ce qu’Infoman pourrait qualifier de seconde chance de devenir le… «coq du poulailler»! Écoutez sa lénifiante intervention lors de la période de questions du 2 février dernier. Plutôt décevant de la part d’un homme qui soutient posséder près de 20 ans d’expérience en communications, affaires et relations publiques.

Mais qu’a donc fait Projet Montréal ces dernières années pour espérer récolter les faveurs des électeurs d’Outremont en mars prochain?

Le 10 février dernier, après avoir lancé officiellement sa course, Philipe Tomlinson a dit souhaiter poursuivre la mise en valeur du 1420 Mont-Royal. Il s’agit effectivement d’une cause qui tient à cœur à bien des citoyens d’Outremont. Mais avant ce beau mardi de février, vous rappelez-vous de la dernière fois où Projet Montréal a fait état de ce dossier sur son site ? Il faut reculer… cinq ans en arrière, soit à mars 2010, pour en trouver une trace. C’est ordinaire, vous ne trouvez pas ?

Côté sauvegarde du patrimoine que semble affectionner M. Tomlinson, vous vous souviendrez peut-être de la sortie de Luc Ferrandez contre un projet de stationnement à… Tadoussac. Une citoyenne d’Outremont avait alors rappelé au maire Ferrandez qu’il semblait faire pas mal moins de cas de la décrépitude avancée et décriée d’un certain nombre d’immeubles de son propre arrondissement.

Dans sa biographie, M. Tomlinson soutient que seul Projet Montréal est apte à combattre la réforme des arrondissements de l’administration Coderre. Pourtant, Projet Montréal n’avait rien trouvé de mieux à faire que de s’acoquiner avec la mairesse Cinq-Mars pour voter une taxe supplémentaire de 400 000$ à l’encontre des citoyens d’Outremont.

Tomlinson et sa protégée hassidique, Mindy Pollak, à Infoman

Qui avait appuyé cet amendement de la mairesse ? Nulle autre que Mindy Pollak, la conseillère hassidique de Projet Montréal que Philippe Tomlinson soutenait quotidiennement depuis un an à titre d’attaché politique. Heureusement, les trois conseillères indépendantes ont pu défaire cette proposition.

Le 6 février dernier, premier jour de sa campagne électorale, Tomlinson a déploré que les conseillères indépendantes aient fait reporter la mise sur pied du comité Pollack sur le transport actif. Il s’est évidemment abstenu d’expliquer que c’est par souci de démocratie (un poste de conseiller d’arrondissement étant vacant) que les conseillères indépendantes ont préféré attendre l’élection du 22 mars prochain avant de le faire approuver par l’ensemble du conseil. Était-ce scandaleux ? Y avait-il péril en la demeure ? Rappelons que la conseillère Pollack a été nommé présidente de ce comité il y a plus d’un an (janvier 2014) et qu’elle n’a encore absolument rien entrepris dans ce dossier. On repassera pour l’urgence.

Pour terminer, soulignons que M. Tomlinson claironne dans sa biographie qu’il est Outremontais depuis 10 ans. Or, si tel était le cas, pourquoi diable, dans le cadre de l’élection municipale de novembre 2013, avait-il déclaré son lieu de résidence sur la rue Jeanne-Mance (Plateau Mont-Royal)? Que voilà une grossière entourloupette. Ça promet pour les promesses électorales !

2015-01-19 dans Le Devoir.1

Tomlinson derrière le mordant de son chef, Luc Ferrandez

De chantage et d’intimidation

Ce qui s’est produit à l’hôtel de ville d’Outremont, le 12 janvier dernier, est aussi rare que l’alignement des planètes du système solaire. Tant la conseillère de Projet Montréal, Mindy Pollak que les conseillères Céline Forget et Jacqueline Gremaud ont démenti la mairesse Cinq-Mars sur ce que l’on peut désormais appeler la crise des Souccot.

Cabane sur l'avenue Durocher

Souccot sur l’avenue Durocher

Alors que cela fait cinq mois bien sonnés que le processus de modification du règlement 1177 touchant les cabanes temporaires installées sur les balcons des résidences de la communauté hassidique, Marie Cinq-Mars a eu l’audace de répéter aux citoyens dans la salle qu’elle n’avait jamais été d’accord pour modifier le temps alloué pour monter ou démonter les cabanes. «J’ai toujours dit que ce n’était pas nécessaire.» «Nous avions un règlement qui ne faisait pas problème.» «Les fonctionnaires nous ont rapporté très peu de plaintes.» «Je ne voulais pas mettre de l’huile sur le feu.» «Je souhaitais que la paix soit préservée.»

Dans la salle, certains citoyens se demandaient si la mairesse avait été frappée d’amnésie.

À la suite d’une question d’une citoyenne, Mindy Pollak a contredit la mairesse sur l’origine de l’affaire : «The issue wasn’t raised for the fun of it. The actual by-law was hard to apply». De fait, les fonctionnaires estimaient que le règlement était difficilement applicable puisqu’il ne spécifiait pas de date de début de la période de 15 jours pendant lesquels les cabanes étaient permises.

La conseillère Jacqueline Gremaud s’est, à son tour, étonnée des propos de la mairesse, rappelant que le 6 octobre 2014, cette dernière avait voté pour la proposition d’accorder trois jours avant et après la fête pour l’érection et le démantèlement des cabanes. «Je suis surprise d’entendre Mme Cinq-Mars dire [aujourd’hui] qu’elle ne veut pas ouvrir ce débat alors que tout le travail a été fait. Tout le processus est terminé. Et là, on arrive à l’étape du vote et tout tombe à l’eau et… on revient au règlement qui n’est pas applicable.»

2014-10-29 Plusieurs juifs hassidiques ont assisté à la consultation publique

Séance de consultation publique présidée par Mme Cinq-Mars, le 29 octobre 2014

Non seulement Marie Cinq-Mars a-t-elle voté pour la modification du règlement, mais le 29 octobre suivant, elle a présidé une consultation publique au Centre intergénérationnel pour entendre les doléances et les suggestions des 200 citoyens qui s’y sont présentés. Le 1er décembre 2014, la mairesse a aussi participé au vote du deuxième projet de règlement qui a été adopté à la majorité du conseil. Cette dernière mouture, plus souple que les 15 jours du règlement actuel, accordait davantage de temps aux célébrants puisqu’elle ne comptabilisait plus les jours fériés avant et après la fête.

Quant à la conseillère Céline Forget, elle a dénoncé le fait que Cinq-Mars ait profité de la démission d’une conseillère municipale pour tirer la plug et empêcher la tenue du vote final sur la question. Au diable les centaines de personnes qui ont participé au débat, à toutes les autres qui se sont donné la peine de donner leur avis par écrit. À elle seule, Mme Cinq-Mars semble estimer peser plus lourd que la décision légitime de majorité du conseil.

Mme Forget a aussi déploré le peu de cas dont a fait preuve la mairesse vis-à-vis du processus démocratique. Elle a rappelé qu’un avis public avait été publié en bonne et due forme dans les journaux afin d’informer les citoyens qui auraient pu être en désaccord avec la teneur du nouveau règlement qu’ils pouvaient signer un registre permettant de déclencher la tenue d’un référendum sur la question. Or pas une seule personne ne s’est présentée pour signer ce registre. «C’est bien la preuve que les Outremontais étaient en faveur de ce nouveau règlement.»

Qu’a-t-il pu bien se produire pour que la mairesse se dégonfle une fois tout le processus réglementaire complété?

Une citoyenne de Hampstead qui réclamait une traduction des propos des conseillères (!), a eu la bonne idée de demander à la mairesse si elle avait fait l’objet de pression dans ce dossier.

2015-01-12 Joannie Tansky

Mme Joannie Tansky lors de son intervention à l’hôtel de ville d’Outremont

Par son intervention au micro, Mme Joannie Tansky a répondu à sa propre question: «What you are proposing is the most restrictive law in the world against the jewish people.» Instrumentalisant les horribles évènements qui se sont produits à Paris la semaine dernière, elle a ajouté: «The world is watching you. Especially in these days when there should be tolerance for everyone.»

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Mme Freedman menaçant d’entacher la réputation d’Outremont

Toute de suite après elle, Mme Sharon Freedman, a pris la relève, prétendant qu’une réglementation aussi répressive n’existe même pas dans les parties arabes d’Israël (visionner la séance du conseil, à partir de 1:00:00). Dans son anathème, elle a plaint tous ces pauvres Outremontais qui seront traînés devant les tribunaux, qui se retrouveront en prison (ah, bon?) ou forcés à payer d’énormes contraventions.

Pour conclure, Mme Freedman a lancé une mise en garde. Si ce règlement devait être adopté, elle sortirait l’artillerie lourde: «I will make sure that you will be around all over the world, all over CNN».

C’est après de tels coups de semonce qu’est débarqué Mayer Feig, demandant à chacune des conseillères de s’habituer à se présenter aux l’assemblées du conseil en rapportant une chose positive par mois à propos de sa communauté.

2015-01-12 Feig

Le lobbyiste Mayer Feig s’en prenant aux conseillères indépendantes et à la mairesse

 

Voilà maintenant que le porte-parole hassidique prend les conseillères pour des lobbyistes à sa solde. On aura tout entendu

Les citoyens invités à discuter du sort d’Outremont

Présentée comme une démarche visant à développer un modèle de financement qui assurerait une plus grande équité entre les arrondissements, la réforme du financementdu maire Coderre est loin de faire l’unanimité.

Dans le cadre de cette grande opération de centralisation, non seulement des services comme la cueillette des ordures, le stationnement tarifé et le déneigement relèveraient de la ville centre, mais plusieurs arrondissements perdraient une bonne part de leurs budgets de fonctionnement. Selon les nouveaux critères de calcul, le budget annuel d’Outremont se verrait amputé de 4 M$ (400 000 $ par an pendant dix ans), soit tout près de 20 % de son budget actuel de 20 M$. Aucun autre arrondissement n’est aussi durement frappé par la réforme du financement.

Tout en brandissant la menace de recourir à la défusion de son arrondissement, la mairesse Cinq-Mars exige, avec les chefs des trois partis d’opposition, Luc Ferrandez, Benoit Dorais et Lorraine Pagé, des modifications à la réforme et une indexation des transferts de la ville centre à leurs arrondissements.

Si les critères de la réforme ne sont pas révisés rapidement par l’administration centrale, l’arrondissement
d’Outremont pourrait se trouver dans l’obligation d’avoir recours à une augmentation du taux de la taxe locale ou
de réduire certains services offerts aux citoyens.

Rappelons que le 1er octobre dernier, les trois conseillères indépendantes d’Outremont ont refusé la proposition de la mairesse, Marie Cinq-Mars, qui souhaitait imposer à ses citoyens une « taxe Coderre » pour récupérer le manque à gagner de 400 000 $.

Si vous êtes préoccupés par le sort qui pourrait être réservé aux services qui vous sont offerts, les élus d’Outremont vous invitent à participer à une rencontre publique d’information et de discussion le mardi 4 novembre 2014, de 19 h à 20 h 30, au Centre communautaire intergénérationnel, situé au 999, avenue McEachran.

Aux urnes, anciens élèves!

Le dimanche 2 novembre prochain, que vous soyez parent ou non, locataire ou propriétaire, vous serez appelé à élire une personne qui vous représentera au conseil des commissaires de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeois.

Je ne suis pas certain que nous ayons conscience que notre commission scolaire est l’une des plus importantes au Québec. Elle regroupe plus de 50 000 élèves répartis dans 87 établissements et quelque 8 500 employés, dont 5 000 enseignants! Ce n’est pas rien.

Hélas! Les électeurs ne se bousculent pas au portillon. Le taux de participation est passé de 15,4 % en 1998, pour plonger à 7,9 %, en 2007. Pourtant, contrairement aux élections provinciales ou fédérales, on ne peut pas dire que le milieu scolaire nous embête souvent. Ce type d’élection n’arrive qu’une fois tous les sept ans.

En attendant que le gouvernement provincial se décide à les tenir en même temps que les élections municipales (ou ne les abolisse!), sachez qu’à Outremont, vous aurez le choix entre trois candidats, soit Mme Jasmine Gercke, M. Luc Landreville et M. Fabian Rodríguez.

Vous ne les connaissez pas? Imaginez-vous que j’aurais moi-même été incapable de les nommer si on me l’avait demandé. Comment faire son choix, alors?

Hum! On peut toujours aller sur le site de la commission scolaire pour voir ce que l’on dit d’eux. Manque de chance, ce soir, lorsque j’ai essayé de m’y rendre, le site semblait en panne. J’ai tenté ma chance en pitonnant leurs noms respectifs sur Google. J’y ai trouvé de l’information sur Mme Gercke et M. Rodríguez, mais seul ce dernier faisait référence à l’élection de la semaine prochaine.

Je me suis donc rabattu sur l’article de Marie-Pier Gagné, dans L’Express d’Outremont pour voir ce que chacun propose.

Le candidat Landreville souhaite «préconiser l’adoption de politiques contribuant à élections scolaires Landrevillela mise en place d’un environnement scolaire propice au développement intellectuel des jeunes, ainsi qu’à leur intégration sociale et culturelle.» En effet, qui ne voudrait pas d’un environnement propice au développement intellectuel des jeunes?

La candidate Gercke affirme «être pour la santé, le élections scolaires Gerckebien-être et l’éducation à la saine nutrition à l’école». Je suis aussi d’accord pour combattre la maladie, le mal-être et la malbouffe.

Il reste le candidat Rodríguez.

élections scolaires RodriguezPlutôt que les grands principes, il nous raconte qu’il est père de quatre enfants, qu’il participe activement à la vie de quartier, qu’il a été bénévole dans une école primaire, à la bibliothèque et en informatique, qu’il participe souvent aux sorties éducatives en tant qu’accompagnateur et qu’il a été président de l’organisation participation-parents, en plus d’être membre du conseil d’établissement.

Je ne sais pas pour vous, mais, moi, mon choix est fait.

En passant, le vote se tient au Centre d’éducation des adultes, 500, boulevard Dollard, à Outremont.

Les débris des fêtes

Le 2 septembre dernier, lors de la réunion du conseil d’arrondissement, la conseillère de Projet Montréal, Mindy Pollak, a déposé un avis de motion afin de faire modifier le chapitre 6.1 du règlement de zonage 1177. Résultat: une assemblée de consultation publique (ouverte à tous les citoyens) sera tenue le 29 octobre 2014 au Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont. (Voir les détails).

2013-10-25 Mindy avec La Presse- détail

Mindy Pollak représente Projet Montréal dans Outremont

Mme Pollak trouve que les 15 jours pendant lesquels l’arrondissement autorise l’érection de cabanes provisoires pour une fête juive ne suffisent pas.

Même si la fête de Souccot ne dure que neuf jours, la conseillère hassidique voudrait que l’arrondissement étende à 24 jours le droit de laisser ces structures sur les balcons ou les terrains des résidents.

Pour justifier la modification du règlement actuel, Mindy Pollak prétend que la construction d’une souccah requiert entre un et trois jours. Il suffit pourtant de voir la façon rudimentaire dont sont conçues les souccot (pluriel de souccah) pour comprendre que même un néophyte pourrait en monter une en à peine quelques heures.

Souccah en façade et en arrière-cour
Qu’elles soient installées en façade ou en arrière-cour, les souccot ne paient pas vraiment de mine.

La conseillère Pollak elle-même décrit les Souccot comme des «constructions assez simples». Il s’agit généralement d’étroits panneaux de contreplaqués fixés à des deux par quatre en épinette. Chaque section est préfabriquée et numérotée. Il suffit de juxtaposer les panneaux, d’y ajouter quelques branchages, trois ou quatre bouts de bois pour soutenir la toile de camping qui fait office de toit et le tour est joué.

Mieux! Mme Pollak nous rappelle que de plus en plus de gens troquent les cabanes de contreplaqué par des souccot «de style lego faits en plastique». Imputrescibles, plus légères et encore plus faciles à assembler, elles ne requièrent plus aucune habileté et se font (et défont) en un tournemain. Même par des adolescents.

Qu’importe les matériaux utilisés, il n’en demeure pas moins que la question de la sécurité de ces structures temporaires soulève l’inquiétude de plusieurs citoyens. Ces dernières années, des incendies causés par des feux de chandelles ont détruit des appartements sur les rues Hutchison et Durocher. Aussi, des gens craignent que les souccot puissent représenter un risque supplémentaire. C’est sans parler qu’il y a quelques jours à peine, une souccah s’est écroulée à Boisbriand, entraînant dans sa chute plusieurs femmes qui s’y trouvaient. Le site hassidique qui rapporte la nouvelle titre «Miracle in Tosh as Sukkah collapses but no serious injuries».

Mindy Pollak est surtout préoccupée par des considérations de commodité et d’accommodements religieux. Soutenant que des familles passent une partie de la fête de Souccot à l’extérieur de la ville, elle estime que cela peut leur laisser peu de temps, à leur retour, pour démanteler leur cabane dans les délais impartis par le règlement actuel.

Débris de souccah que ses propriétaires ne se sont jamais soucier de remiser.

Que répondre à cela sinon que les autorités municipales ne peuvent être tenues de prendre en compte les séjours de vacances de tout un chacun pour administrer l’arrondissement. Des situations similaires se vivent tous les jours dans nos quartiers. Si vous prenez l’avion, que vous n’avez pas de garage et que vous savez que vous ne reviendrez pas à temps pour changer votre voiture de côté de rue, vous avez le choix : ne rien faire et risquer la contravention ou demander à un bon voisin ou à un parent de la déplacer pour vous en temps opportun. Cette prévoyance tient de la responsabilité civique élémentaire.

La représentante de Projet Montréal pousse son argumentaire jusqu’à tenter une comparaison entre ses cabanes et les décorations de Noël. Elle trouve injuste que les constructions de contreplaqué sur les balcons doivent être enlevées après une période maximum de quinze (15) jours alors que les ornementations de Noël peuvent demeurer en place tout l’hiver. Elle trouve par ailleurs que les gros bonhommes de neige gonflables ne devraient pas passer l’hiver dehors. Mais comment peut-on comparer un assemblage des matériaux de construction dépareillés et inesthétiques à des décorations réjouissantes et agréables à l’œil de l’ensemble de la population, qu’importe sa religion, sa couleur et quoi encore?

Peut-on parler d’une injustice? Pour y répondre, je laisse parler les images. Jetez un coup d’œil aux les trois photos ci-bas et tirez vos propres conclusions.

Un arbre de Noël sur le Chemin de la Côte-Sainte-Catherine et des décorations du centre-ville.

Une souccah faite d’un mélange de contreplaqué et d’aggloméré. Elle  empiète même sur le domaine public.

Souccah faite de très vieux panneaux d’aggloméré.

Je vous invite à venir assister et participer à l’assemblée de consultation publique, le mercredi 29 octobre 2014, à 19 heures, au Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont, 999, avenue McEachrean.

Cambuses des villes, cambuses des champs

Le 24 septembre dernier, le maire de Tadoussac, Hughes Tremblay a «gentiment» remercié le maire du Plateau Mont-Royal «de ne pas s’être mêlé de ses affaires». Tremblay n’avait pas apprécié que Luc Ferrandez dénonce un projet de stationnement à Tadoussac. Connaissant un peu Ferrandez, je n’étais pas surpris par sa sortie. En 2011, il avait vidé son sac dans le film République, un abécédaire populaire en pestant contre les baraques ignobles qu’on a laissé construire le long de la côte gaspésienne.

Comme vous et moi, Ferrandez a tout à fait le droit de dénoncer une situation, peu importe où elle se produit. Cela dit, la parabole de la paille et de la poutre n’est pas devenue désuète pour autant.

Dans le Mile-end, les abominations ne manquent pas, mais l'arrondissement du Plateau ne semble pas s'en préoccuper outre mesure.

Tout récemment, une citoyenne qui habite à à quelques pas du Mile-End a interpellé Luc Ferrandez dans La Presse +.

Mariclaude Ouimet dénonce le peu de cas dont semble faire preuve l’administration de Projet Montréal devant la décrépitude avancée d’un certain nombre de résidences de cet arrondissement. Je ne peux qu’acquiescer aux propos de Mme Ouimet. Voici ce qu’elle écrivait :

La Presse +
18 septembre 2014, section DÉBATS
OPINIONS

Sauvez le Plateau d’abord

Le Ministère des Transports du Québec a un projet de stationnement qui exigerait l’expropriation de six maisons patrimoniales à Tadoussac. Dans un plaidoyer émouvant (La Presse, 13 septembre) Luc Ferrandez, maire du Plateau Mont-Royal, nous parle de la beauté qui naît et qui s’élève grâce à un cumul de petites choses, en commençant par les modestes implantations qui nous ont précédés. Il déplore l’enlaidissement des paysages et l’élimination de témoins architecturaux.

Cette plaidoirie est tout à son honneur, mais point n’est besoin d’aller aussi loin pour défendre notre patrimoine architectural ! Le maire Ferrandez n’a qu’à pédaler un peu plus souvent dans son propre arrondissement et plus particulièrement dans le district Mile-End. L’état de délabrement avancé de nombreux immeubles centenaires est de plus en plus inquiétant. Cette situation aurait dû normalement faire réagir et surtout, faire agir un maire qui se dit sensible à la beauté des paysages et à la sauvegarde de témoins historiques !

Depuis 2009, le Plateau Mont-Royal est sous la férule des élus de Projet Montréal qui affirment volontiers que « chaque fois qu’on perd un bâtiment patrimonial, on perd un peu de l’âme du quartier ». Pourtant, je n’ai aucun souvenir que Luc Ferrandez se soit engagé de façon médiatisée à sauver ces résidences du Mile-End qui dépérissent à vue d’œil, faute d’entretien, de respect et d’amour.
Mariclaude Ouimet

La conseillère qui ne veut pas voir

Si vous avez mis la main sur L’Express d’Outremont du 28 août dernier, vous ne pouviez pas manquer cet autobus scolaire illustré en Une et affublé du titre À pleine vitesse dans les rues.   2014-08-28 Autobus scolaires - À pleine vitesse dans les rues

Non seulement certains d’entre eux roulent trop vite et font des stops à l’américaine, mais ils sont souvent très bruyants et surtout, ils défilent à la queue leu leu sur nos rues résidentielles en s’arrêtant de porte en porte pour cueillir les écoliers.

Interviewés, des citoyens disent avoir compté une cinquantaine d’autobus scolaires passant quotidiennement devant chez eux. Ils exagèrent, vous pensez? Hélas non.

À la séance du conseil d’arrondissement d’Outremont, j’ai remis à la mairesse Cinq-Mars un document relatant différents problèmes relatifs à la circulation de ces autobus.

Grâce à une caméra vidéo, nous avons pu documenter le phénomène. Ces bandes que nous avons conservées révèlent qu’une moyenne de 55 autobus scolaires défilent sur nos rues résidentielles (sauf le samedi, jour du sabbat). Et pour dissiper les doutes, nous ne nous sommes pas limités à capter ces allées et venues pendant un ou deux jours qui auraient pu connaître un achalandage exceptionnel. Les enregistrements ont été réalisés sur une période de deux mois, à raison de 24 heures par jour, sept jours par semaine.

Outre le nombre impressionnant d’autobus, on réalise que ces véhicules jaunes commencent leur chemin de croix depuis aussi tôt que 6h34 le matin pour rentrer au bercail parfois passé 23h35.

À 21h37, des étudiants — dont certains portent la barbe! — descendent d'un autobus scolaire au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur.

À 21h37, des étudiants — dont certains portent la barbe! — descendent d’un autobus scolaire au coin des rues Hutchison et Saint-Viateur.

C’est sans parler, bien sûr, des problèmes du stationnement illégal et des manœuvres dangereuses, voire abracadabrantes.

2010Alors qu'un premier autobus est illégalement stationné devant la synagogue de Michael Rosenberg (zone vignette 27), un deuxième contenant des enfants est immobilisé en double... en sens inverse du trafic!-04-28 autobus stationnées à contresens

Alors qu’un premier autobus est illégalement stationné devant la synagogue de Michael Rosenberg (zone vignette 27), un deuxième contenant des enfants est immobilisé en double… en sens inverse du trafic!

Dans tout cela, ce qui est le plus hallucinant, c’est d’apprendre dans l’article de l’Express d’Outremont que Mindy Pollak, la conseillère du district, préfère esquiver la question parce que «la majorité des autobus scolaires en question desservent les écoles et garderies hassidiques». Est-ce à dire que lorsque le problème émane de sa communauté, elle ferme les yeux et refuse de bouger?

Cerise sur le Sunday, son attaché politique, Philippe Tomlinson, déclare le plus sérieusement du monde que Projet Montréal, le parti de Mindy, «ne constatait pas de problèmes en matière de transport scolaire». C’est vrai qu’il n’habite pas Outremont et que ce que l’on ne voit pas (ou qu’on ne veut pas voir!) ne fait pas mal.

2013-05-09 Manoeuvre spectaculaire

9 mai 2013: Un autobus qui n’a pas à se trouver stationné sur la rue Hutchison exécute un ballet acrobatique inusité pour permettre au balai mécanique de faire son travail. L’autobus se déplace au milieu de la chaussée, puis recule pour se stationner de nouveau. Bravo, champion!

Quant à Madame Cinq-Mars, les citoyens ont hâte de voir les solutions qu’elle apportera pour diminuer le trafic incessant de ces autobus. Nous pouvons d’ores et déjà lui suggérer que les enfants et écoliers se déplacent au coin des rues collectrices (ex.: Fairmount, Saint-Viateur, Bernard, etc.) pour être recueillis par les autobus qui n’auraient plus à défiler sur les rues résidentielles.

Que voilà un beau projet pour occuper Mindy Pollak qui est justement chargée du comité du transport actif . À défaut de faire marcher les enfants jusqu’à l’école comme le promeut le programme Trottibus, elle pourrait au moins faire en sorte qu’ils se rendent jusqu’au coin des rues, non? Ça ne devrait faire mourir personne et, croyez-nous, c’est bien plus sécuritaire que ce que nous voyons régulièrement.